Auteur/autrice : Magali

  • Lebaiserdejudas

    Lebaiserdejudas

    Je ressors assez mitigée de cette lecture. J’ai l’impression d’avoir été arnaquée par le 4e de couverture. Il me promettait des choses qui, en fait, étaient peu ou pas présentes.

    Pourtant, cela commençait bien. Un roman qui mêle polar et art, cela me plait beaucoup. Même si, à mon gout, il n’y a pas beaucoup de développement concernant la partie Art.

    C’est à priori le 6e tome des enquêtes du commandant Vicaux. Je n’ai pas été perdue malgré les références aux tomes précédents, car il y a, à chaque fois, quelques explications qui nous sont données. La lecture est donc fluide, même si on ne sait pas ce qui s’est passé avant. Les personnages sont bien travaillés, bien construits. Les descriptions des tableaux, pièce de monnaie, lieux (Vosges et Paris), sont parfaites, à leurs places, sans empiéter sur le récit.

    Voici ce qui m’a déplu :

    – on nous vend une histoire de secte qui veut récupérer un tableau. Mais ce n’est que du vent. Alors oui, cette secte est présente, mais uniquement dans les dernières pages et pas pour les raisons invoquées dans le 4e de couverture.

    – le titre d’un des chapitres donne la réponse à qui est l’assassin. Cela a gâché la fin de ma lecture, car dès que j’ai lu ce mot dans la suite du chapitre, j’ai su ce qui s’était passé, plus de suspens alors que l’auteur voulait faire comme s’il y en avait encore.

    – des erreurs qui m’ont fait bondir : une personne qui a perdu uniquement l’usage de ses jambes est paraplégique, pas tétraplégique ; l’Isoflurane n’est plus utilisé dans les anesthésies depuis au moins 20 ans (parole d’infirmière anesthésiste). Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler le roman mais du coup, les explications concernant le déroulé du meurtre ne sont pas crédibles.

    Je reste sur ma faim concernant ce roman. J’ai aimé certaines choses, d’autres absolument pas.

    Merci à NetGalley, aux Éditions de la Martinière et à Éric Mercier de m’avoir permis de lire ce roman. #netgalleyfrance #bookstagrameuse #bookstagram #romans #lebaiserdejudas @netgalleyfrance @lamartiniere.litterature

  • Avantquetombelanuit

    Avantquetombelanuit

    Ce roman, différent des autres livres d’Eva Björg Aegisdòttir que j’ai déjà lus, n’est pas un roman policier, même s’il y a une enquête. C’est plutôt la quête d’une petite sœur qui veut savoir ce qui est arrivée à sa grande sœur.

    L’histoire nous entraîne dans une double temporalité. Il y a 1966-1967 avec Kristina, dite Stìna, qui nous permet de suivre sa dernière année avant sa disparition. Puis 1977, avec Marsibil, dite Marsì, qui n’arrive toujours pas à faire face à la disparition de sa sœur et qui passe par des périodes de dépressions et rémissions, car elle se sent coupable de cette disparition.

    Cette double temporalité permet d’apporter encore plus de profondeur, mais aussi de noirceur à ce récit. Ce n’est absolument pas monotone même si le style narratif pourrait le laisser penser. Au contraire, du rythme il y en avait, car, au fur et mesure que l’on découvre ce qui s’est passé avant la disparition de Stìna, la tension monte.

    Outre le fait qu’il s’agit d’une quête d’une jeune fille pour savoir si la disparition de sa sœur est sa faute, l’auteure nous propose aussi de vivre un pan peu glorieux de l’histoire islandaise à la fin de la 2e guerre mondiale et notamment concernant le sort des jeunes femmes ayant eu des relations avec des soldats américains et britanniques. Le contexte historique et les recherches sont toujours aussi bien documentés.

    Les personnages de Stìna et Marsì sont très attachants, mais c’est aussi le cas pour tout ceux qui gravitent autour d’elles. Nous les rencontrons en 1966 et nous voyons ce qu’ils sont devenus 10 ans plus tard.

    La lecture est fluide malgré un nombre de protagonistes assez importants. Les twists sont bien placés. Et la fin est une surprise totale, complément inattendue.

    Bravo, Eva Björg Aegisdòttir, j’adore lorsque l’on me surprend comme cela.

    Merci à NetGalley, aux Éditions de la Martinière et Eva Björg Aegisdòttir de m’avoir permis de lire ce livre.

    À lire sans modération. #netgalleyfrance #bookstagrameuse #bookstagram #romanspoliciers #avantquetombelanuit @netgalleyfrance @lamartiniere.litterature @evabjorg88

  • Donnaleon

    Donnaleon

    Un soir d’hiver, un corps est retrouvé dans les canaux de Venise. La victime, un ouvrier travaillant au Palazzo Zaffo dei Léoni, semble en apparence sans histoire. En menant l’enquête, le commissaire Brunetti découvre avec stupeur que cet originaire du Sri Lanka avait une fascination pour les années de Plomb en Italie.

    Ce roman est le 32e tome des aventures du commissaire Brunetti à Venise. Je n’ai pas lu tous les tomes, mais quand même une bonne moitié, je pense. C’est toujours un plaisir de retrouver Venise que j’adore ainsi que Brunetti et sa nonchalance en toutes circonstances.

    Mais là, je dois bien être honnête, j’ai eu beaucoup de mal. Même si je sais que les romans de Donna Léon sont toujours lents, cela ne m’avait pas posé de problème jusqu’à maintenant. Celui-là, par contre, est vraiment beaucoup trop lent pour moi. On passe une bonne première partie du récit sur la découverte par Brunetti de l’homosexualité d’un de ses hommes. Je n’ai aucun problème avec cela, c’est un thème récurrent chez cette auteure. Mais pourquoi s’étendre autant là-dessus et surtout y revenir régulièrement tout au long du roman ?

    Ensuite, il y a beaucoup trop de raccourcis et de mélange d’histoires pour que le récit soit fluide et crédible. Pourquoi se mettre à suspecter un ancien voleur de tableaux sous prétexte que, dans sa jeunesse, il a côtoyé le propriétaire du Palazzo ? Pourquoi la victime, quand elle a découvert ce qui s’était passé n’est-elle pas allée voir la police ou n’en a-t-elle pas parlé aux sœurs du couvent d’à côté dont elle était proche ?

    La seule chose qui m’a fait aller au bout de cette histoire, ce sont toutes les descriptions concernant Venise. Elles sont bien placées, juste comme il faut sans être trop excessives. Elles me font me replonger dans cette ville où je suis déjà allée deux fois et que j’adore.

    Mais cet opus m’a clairement laissé sur ma faim.

  • Lestenebresdemorkret

    Lestenebresdemorkret

    À Storfosa, en Suède, Myra tente de surmonter la disparition de sa sœur Ella, survenue un an plus tôt. Lorsqu’un cadavre de jeune fille est découvert en lisière de la forêt de Mörkret, l’inspectrice Pirjo est son collègue Kent sont rejoint par l’inspecteur Manfred, dépêche de Stockholm. Les enquêteurs se rendent vite compte que les deux affaires sont liées. Puis une 3e jeune fille disparait.

    Je pense que vous le savez maintenant, j’adore les polars et je suis une grande fan de
    Camilla Grebe dont j’ai lu tous les romans.

    L’ambiance de ses romans est toujours sombre, la nature tient à chaque fois une place de choix, à la fois belle et inquiétante. C’est un personnage à part entière.

    Les personnages sont toujours bien décrits. On rit et on pleure avec eux. J’aime cette profondeur, cet aspect psychologique qu’elle met à chaque fois dans chaque personnage.

    Le fait de suivre ce qui se passe ou s’est passé en suivant Myra, Pirjo ou Manfred apporte un certain rythme, une lecture différente.

    Comme à chaque fois avec cette auteure, mais aussi avec les autres auteurs nordiques, tout met un peu de temps à s’installer, mais cela permet de mieux développer l’atmosphère, le climat, les personnages et j’apprécie tout cela.

    Puis tout s’accélère d’un coup. Des révélations se font et absolument pas là où on les attendait. Vous l’aurez compris, la fin m’a bluffée. Je n’avais absolument rien vu venir. Je voyais bien que les pseudos coupables ne pouvaient pas vraiment être les coupables, c’était trop simple. Et là, un retournement de situation que je n’avais absolument pas anticipé.

    Bravo pour cela, Camilla Grebe, j’ai adoré ce twist final.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #lestenebresdemorkret #camillagrebe @camillagrebe

  • Giacomettietravenne

    Giacomettietravenne

    Octobre 1944. La fascination des nazis pour l’occulte est à son comble. Dans son château de Wewelsburg, Himmler a créé la plus grande bibliothèque consacrée à la sorcellerie. Il ne lui manque qu’un livre, disparu depuis le Moyen-Age : le Dit des Merveilles. Il contraint Marcas à partir à sa recherche. Le deal est simple : le livre conte la vie de Laure et de leur enfant à venir.

    J’ai lu tous les romans du duo Giacometti et Ravenne, que ce soit ceux avec Antoine Marcas ou ceux de la série Soleil Noir avec son ancêtre Tristan. On peut donc dire sans se tromper que je suis assez fan de ces deux auteurs et de leur univers si particulier.

    Mais sur ce tome, je suis un peu restée sur ma faim, limite même un peu déçue. Mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

    Je me réjouissais pourtant de retrouver Tristan et Laure et de découvrir comment se passait la grossesse de Laure, comment ils voyaient leur avenir dans cette fin de 2e guerre mondiale. Tout en étant bien consciente que cela ne pouvait pas se passer si facilement pour eux.

    Mais on ne les a pas tant vu que cela. Laure est enfermée au Château d’Himmler et on ne la voit donc plus.

    Tristan doit retrouver le livre Dit des Merveilles, mais on passe un peu trop rapidement à mon goût sur cette quête pour faire la part belle à Churchill et Crowley et leurs intrigues.

    L’enquête de Vogel à Berlin sur l’assassinat d’une jeune femme est ce qui m’a le plus intéressé. Le voir se débattre avec la corruption à tous les niveaux des SS pour essayer de résoudre ce meurtre était très intéressant et très bien construit. Cette partie-là est celle qui a donné le plus de rythme à ce roman qui, sinon, aurait été bien lent, voire même assez plat.

    Les recherches historiques sont toujours aussi bien documentées et complètes.

    Malgré cette légère déception, je lirais avec plaisir les prochains romans de Giacometti et Ravenne.