Auteur/autrice : Magali

  • Survivantes de Cédric Sire

    Survivantes de Cédric Sire

    Fan de Cédric Sire, je le suis, depuis ses débuts. J’achète ses bouquins sans me poser aucune question et je continuerais à le faire même si j’ai moyennement aimé celui-ci.

    Toute la 1re partie tourne autour de la vengeance de 4 femmes (Tanya, Kate, Farrah et Cheryl) qui ont rencontré à un moment ou un autre de leurs vies, des hommes violents qui leur ont fait tout ce que ce genre d’hommes est capable de faire d’abject. Elles se reconstruisent peu à peu grâce à Kate, devenue psychologue, qui les « réunit » dans un groupe de soutien, mais qui se transforme en un groupe de vengeance. Cette partie est extrêmement bien écrite, le rythme est parfait, on est pris dans cette histoire de vengeance. On est même prête à les soutenir, les aider.

    Puis il y a la 2e partie avec l’arrivée d’hommes qui veulent se venger des vengeresses. Et là, c’est trop. Pourtant je suis habituée au trop de l’auteur. Mais alors là, cela dépasse tout : trop de sang ; trop de blessures qui devraient être mortelles vu les descriptions, mais finalement qui ne le sont pas ; trop d’actions invraisemblables qui se passent et se télescopent.

    Pourtant, j’aime quand il y a du rythme, mais ici, cela ressemblait plus à une grosse cacophonie, un déferlement de violence sans vraies raisons. Je suis habituée à l’univers si particulier de Cédric Sire, mais dans ce livre, c’est poussé tellement à l’extrême que ça m’a dérangé.

    La seule chose qui m’a surprise, c’est la personne responsable de tout ce déchaînement de violence envers Kate et ses amies. J’ai été bluffée, car je ne l’avais absolument pas vu venir. Donc bravo pour cela.

    Même si cette lecture a été en demi-teinte, je lirais surement le prochain roman de Cédric Sire. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #survivantes @sirecedric

  • La louve cathare de Mireille Calmel

    La louve cathare de Mireille Calmel

    Ce n’est pas le premier roman que je lis de Mireille Calmel. J’adore sa façon de mêler l’Histoire aux romans qu’elle écrit. Je sais donc qu’elle prend quelques libertés avec l’Histoire. Cela me gêne rarement. Mais, là, j’ai quand même été embêtée surtout concernant le rôle qu’elle donne à Saint-Louis dans son livre. Comme toujours, quand je lis un roman historique, mais que je ne connais pas bien l’époque, je fais des recherches pour savoir si c’est cohérent avec les faits historiques. Sur Louis IX, ou Saint-Louis, je connais les grandes lignes : les changements qu’il a apportés dans la justice et les guerres saintes qu’il a menées. Je me suis rendue compte qu’en 1226, date du décès de son père, il n’avait que 12 ans et qu’il allait devenir roi sous la tutelle de sa mère Blanche de Castille. Et c’est cela qui m’a gêné : Mireille Calmel nous décrit un garçon dont le comportement et la façon d’agir correspond plus à un jeune homme de 17/18 ans. Alors oui, à aucun moment, l’auteure ne nous donne d’indications sur son âge, mais cela m’a quand même perturbé.

    Une fois cela mis de côté, j’ai passé un bon moment de lecture. Le style est toujours assez fluide même s’il y a beaucoup de descriptions de lieux et de faits historiques. C’est très bien fait et n’alourdit à aucun moment le roman. Les personnages sont très attachants, à part la Louve cathare.

    Les références aux précédents romans de l’auteure, surtout ceux avec Aliénor d’Aquitaine m’ont bien plus aussi.

    Les différentes intrigues sont bien développées, il n’y a pas de temps morts, avec toujours une légère touche de romance qui sert l’histoire.

    La fin est ouverte et laisse présager un tome 2 qui sera plus riche en aventures.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #romanshistoriques #lalouvecathare #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05 @calmelmireilleofficiel

  • 8,2 secondes de Maxime Chattam

    8,2 secondes de Maxime Chattam

    C’est une chronique difficile à écrire, car je lis et j’adore Maxime Chattam depuis ses débuts. Et c’est à chaque fois avec impatience que j’attends la sortie de ses romans. Enfin, que j’attendais plutôt. Mais force m’est de constater que depuis « Lux », j’aime beaucoup moins lire du Chattam et ce roman est, enfin pour moi, encore moins bon que les autres.

    Alors me direz-vous, pourquoi écrire cette chronique ? Parce que quand j’ai commencé à écrire des avis il y a plus de 10 ans, je me suis dit que j’écrirais toujours mon ressenti après une lecture, qu’il soit positif ou négatif.

    Ici, on suit Constance et May. L’une est scénariste, l’autre est officier de police. L’une s’isole dans un chalet pour faire son deuil. L’autre enquête sur un tueur en série surnommé le Grand Méchant Loup. Mais ces deux personnages ne sont pas assez travaillés. Je ne me suis attachée à aucune des deux et c’est dommage vu que ce sont les deux héroïnes. Constance est tout le long dans l’introspection, avec les mêmes pensées qui tournent en boucle. May enquête un peu, mais passe beaucoup plus de temps à se poser des questions sur sa vie sentimentale.

    C’est extrêmement lent, surtout la partie avec Constance et ses recherches sur le passé de ses grands-parents. Je n’ai toujours pas compris ce que cela pouvait apporter au roman et où l’auteur voulait en venir. L’enquête de May est un peu plus rythmée, mais la fin est bâclée.

    Pourtant, concernant cette enquête, il y avait de quoi écrire une vraie histoire façon Maxime Chattam. Tous les ingrédients y étaient, surtout en enlevant toute la partie « sentimentale » (pour être polie) concernant May. Je trouve dommage de ne pas l’avoir mieux exploitée.

    Je sais que l’auteur a écrit ce roman dans un moment particulièrement difficile de sa vie privée. Peut-être avait-il besoin d’écrire ce roman pour tourner la page ou faire son deuil ?

    J’en suis donc à 3 déceptions coup sur coup. J’en suis aussi à me demander si j’achèterais le prochain roman de Maxime. #bookstagrameuse #bookstagram #romanspoliciers #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05

  • La sirene du fleuve de Anki Edvinsson

    La sirene du fleuve de Anki Edvinsson

    C’est le premier roman que je lis de cette auteure et je suis ravie de cette découverte. J’ai beaucoup aimé ce livre.

    Il s’agit du tome 2, mais cela n’a absolument pas gêné ma lecture, car certaines références à des événements du tome 1 permettent de ne pas se sentir perdu, sans alourdir le récit.

    Les personnages principaux, Per, Charlotte et Ola sont toujours présents. Même si je ne les connaissais pas d’avant, je me suis attachée à eux, car Anki en fait des personnes normales avec leur passé pas toujours facile, leur vécu pas simple, des êtres humains comme les autres.

    Il y a des thèmes majeurs évoqués dans ce roman, qui sont d’actualités, malheureusement devrais-je dire : comment sont perçus les étrangers dans une petite ville et comment on peut propager de fausses rumeurs les concernant ; les violences faites aux enfants qui peuvent conduire un adulte à commettre l’impensable ; la manipulation dont certains usent pour se créer la vie dont ils rêvent, très loin de la réalité.

    Tous ces thèmes sont au service du roman, sans pathos aucun, juste pour comprendre comment tout peut déraper d’un coup. C’est fluide, bien écrit, on n’a qu’une envie, tourner les pages pour savoir comment tout cela va se finir.

    Et comme dans chaque polar nordique, l’atmosphère et l’isolement jouent un rôle primordial. Cela augmente encore plus la tension de roman.

    Il m’a fallu un bon tiers pour comprendre où l’auteure voulait nous emmener. Je n’ai donc pas été surprise par le twist final, mais cela n’a pas gâché ma lecture, car la tension et l’émotion étaient toujours là même si j’avais compris bien en amont ce qui se passait.

    Merci à NetGalley, aux éditions BlackLab et à Anki Edvinsson de m’avoir permis de lire ce roman.

    À lire sans modération.

  • H de Bernard Minier

    H de Bernard Minier

    H comme… Hirtman.
    Depuis l’évasion de Julian Hirtman, le plus célèbre des tueurs en série, Martin Servaz n’est pas le seul à enquêter : détectives amateurs sur le net, fan de True Crime, présentateur de talk-shows, écrivain de bestsellers, tout le monde part en chasse. Mais lorsque la traque mortelle se double de disparitions, qui rappellent l’un des plus grands scandales criminels et sexuels des dernières décennies, c’est la terreur qui s’installe.

    Que dire, à part que ce dernier opus des enquêtes de Martin Servaz m’a déçu ? Enfin, dernier, je ne sais pas, mais c’est comme cela qu’il est perçu. Et si vraiment c’est le dernier, je suis encore plus déçue, car pourquoi finir comme cela ?

    À la lecture de ce 4e tome, je m’attendais à retrouver l’atmosphère du 1er (Glacé), avec la traque d’Hirtman vu qu’il s’est de nouveau échappé. Mais en fait, on a droit à une pseudotraque. C’est lent, c’est poussif, rempli de longueurs, de chapitres sans intérêt et qui n’apportent rien : les pages dédiées au roman de l’écrivain Emmanuel Sachs, par exemple. Je n’y ai trouvé aucun intérêt et c’est assez indigeste à lire. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Je n’ai absolument pas aimé non plus tout ce qui tourne autour de Damien Dix. Il est abject et il m’a tout de suite fait penser à une personne du PAF que j’exècre particulièrement. Est-ce que j’ai envie de lire un roman qui me fait penser à lui ? Absolument pas.

    Servaz fait fatigué, dépassé, n’est plus que l’ombre de lui-même. Alors oui, il n’a pas été épargné dans le tome précédent, mais pourquoi le faire devenir si paumé ? Cela ne ressemble en rien au Servaz que l’on connait.

    Et que dire d’Hirtman ? Et de cette chute le concernant ? Cela n’a aucun sens, c’est une déception de plus.

    Bref, c’est poussif, mal construit, pas grand-chose ne tient la route même dans les enquêtes annexes.

    Si vous aimez Servaz et cet univers particulier, je pense que vous serez comme moi assez triste que cela se termine ainsi. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #hirtman #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05