Un soir d’hiver, un corps est retrouvé dans les canaux de Venise. La victime, un ouvrier travaillant au Palazzo Zaffo dei Léoni, semble en apparence sans histoire. En menant l’enquête, le commissaire Brunetti découvre avec stupeur que cet originaire du Sri Lanka avait une fascination pour les années de Plomb en Italie.
Ce roman est le 32e tome des aventures du commissaire Brunetti à Venise. Je n’ai pas lu tous les tomes, mais quand même une bonne moitié, je pense. C’est toujours un plaisir de retrouver Venise que j’adore ainsi que Brunetti et sa nonchalance en toutes circonstances.
Mais là, je dois bien être honnête, j’ai eu beaucoup de mal. Même si je sais que les romans de Donna Léon sont toujours lents, cela ne m’avait pas posé de problème jusqu’à maintenant. Celui-là, par contre, est vraiment beaucoup trop lent pour moi. On passe une bonne première partie du récit sur la découverte par Brunetti de l’homosexualité d’un de ses hommes. Je n’ai aucun problème avec cela, c’est un thème récurrent chez cette auteure. Mais pourquoi s’étendre autant là-dessus et surtout y revenir régulièrement tout au long du roman ?
Ensuite, il y a beaucoup trop de raccourcis et de mélange d’histoires pour que le récit soit fluide et crédible. Pourquoi se mettre à suspecter un ancien voleur de tableaux sous prétexte que, dans sa jeunesse, il a côtoyé le propriétaire du Palazzo ? Pourquoi la victime, quand elle a découvert ce qui s’était passé n’est-elle pas allée voir la police ou n’en a-t-elle pas parlé aux sœurs du couvent d’à côté dont elle était proche ?
La seule chose qui m’a fait aller au bout de cette histoire, ce sont toutes les descriptions concernant Venise. Elles sont bien placées, juste comme il faut sans être trop excessives. Elles me font me replonger dans cette ville où je suis déjà allée deux fois et que j’adore.
Mais cet opus m’a clairement laissé sur ma faim.

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