Catégorie : Policier

  • 8,2 secondes de Maxime Chattam

    8,2 secondes de Maxime Chattam

    C’est une chronique difficile à écrire, car je lis et j’adore Maxime Chattam depuis ses débuts. Et c’est à chaque fois avec impatience que j’attends la sortie de ses romans. Enfin, que j’attendais plutôt. Mais force m’est de constater que depuis « Lux », j’aime beaucoup moins lire du Chattam et ce roman est, enfin pour moi, encore moins bon que les autres.

    Alors me direz-vous, pourquoi écrire cette chronique ? Parce que quand j’ai commencé à écrire des avis il y a plus de 10 ans, je me suis dit que j’écrirais toujours mon ressenti après une lecture, qu’il soit positif ou négatif.

    Ici, on suit Constance et May. L’une est scénariste, l’autre est officier de police. L’une s’isole dans un chalet pour faire son deuil. L’autre enquête sur un tueur en série surnommé le Grand Méchant Loup. Mais ces deux personnages ne sont pas assez travaillés. Je ne me suis attachée à aucune des deux et c’est dommage vu que ce sont les deux héroïnes. Constance est tout le long dans l’introspection, avec les mêmes pensées qui tournent en boucle. May enquête un peu, mais passe beaucoup plus de temps à se poser des questions sur sa vie sentimentale.

    C’est extrêmement lent, surtout la partie avec Constance et ses recherches sur le passé de ses grands-parents. Je n’ai toujours pas compris ce que cela pouvait apporter au roman et où l’auteur voulait en venir. L’enquête de May est un peu plus rythmée, mais la fin est bâclée.

    Pourtant, concernant cette enquête, il y avait de quoi écrire une vraie histoire façon Maxime Chattam. Tous les ingrédients y étaient, surtout en enlevant toute la partie « sentimentale » (pour être polie) concernant May. Je trouve dommage de ne pas l’avoir mieux exploitée.

    Je sais que l’auteur a écrit ce roman dans un moment particulièrement difficile de sa vie privée. Peut-être avait-il besoin d’écrire ce roman pour tourner la page ou faire son deuil ?

    J’en suis donc à 3 déceptions coup sur coup. J’en suis aussi à me demander si j’achèterais le prochain roman de Maxime. #bookstagrameuse #bookstagram #romanspoliciers #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05

  • Elma de Eva Bjorg Aegisdottir

    Elma de Eva Bjorg Aegisdottir

    J’ai lu un peu dans le désordre les romans de cette auteure. Mais je n’ai jamais été perdue, car il y a toujours des références aux livres précédents. Je me suis dit qu’un jour, il faudrait que je lise le premier : Elma. Et comme avec tous les autres, j’ai passé un bon moment avec une fin que je n’attendais pas comme à chaque fois. Cette fois-ci, cela ne concerne pas l’enquête, que j’avais pour le coup résolue avant la chute, mais un aspect du passé d’Elma qui est révélé et qui fut une grande surprise pour moi, car rien ne le laissait entrevoir.

    Les allers-retours dans le passé/présent (1989-2017) sont toujours bien maitrisés et bien écrits. On n’est jamais perdu, on sait très bien à quelle époque on est. J’ai eu beaucoup plus de doutes par moment à vraiment savoir avec quel personnage j’étais, surtout en ce qui concerne tout ce qui se passe en 1989. Mais cela mettait une tension en plus.

    Les descriptions des différents lieux permettent de créer cette atmosphère si spéciale que j’adore, sombre, qui colle parfaitement à l’histoire. On imagine très bien tous ces lieux et le froid qui y règne.

    Le rythme est lent, mais comme dans tout bon, même très bon polar nordique. Et cela me va bien, car il permet de poser les personnages, d’apprendre à les connaitre, de découvrir leurs failles, leurs faiblesses, mais aussi leurs forces.

    Ce roman parle aussi ici de toutes ces femmes victimes de violence, de ces femmes vivant avec des secrets, mais aussi portées par la vengeance. On a envie de les aider, de les porter à bout de bras pour qu’enfin on les écoute, pour qu’enfin elles s’en sortent. Et c’est malheureusement toujours d’actualités.

    J’ai encore passé un bon moment avec la plume d’Eva Björg Aegisdòttir.

    À lire sans modération.

  • Prime time de Maxime Chattam

    Prime time de Maxime Chattam

    Ceux qui me connaissent savent que je suis une fan inconditionnelle de Maxime Chattam depuis la Trilogie du Mal. J’ai tout lu. À part Autre-Monde et Le signal car ce sont des genres qui ne me plaisent pas. J’attends donc toujours avec impatience la sortie de ses romans. Il me les faut tout de suite.

    Je me suis donc précipitée dès sa sortie, mais j’ai attendu plusieurs mois avant de le lire. Peut-être que je sentais que cette lecture ne serait pas comme les autres. Et je suis au regret de dire que je me suis profondément ennuyée en lisant ce roman, ce qui ne m’était encore jamais arrivé avec un Chattam.

    L’histoire, la tension et le suspens sont bien là. On a envie de savoir comment cette prise d’otages va se finir tout en sachant qu’il y a peu de chances que cela se finisse bien. On est jusqu’au bout dans l’attente des véritables motivations de Kratos, le preneur d’otages. Concernant la fin et l’épilogue, grâce à plusieurs pistes évoquées tout au long du récit, j’étais quasi sûre du dénouement. Il me manquait juste l’organisation de tout cela.

    Mais ce qui a plombé ma lecture, ce sont toutes ces descriptions sur le GIGN, son organisation, les différents groupes et comment ils fonctionnent. Et il en va de même avec la SR (section de recherche). Il y a aussi une foule de descriptions sur le fonctionnement de l’identité judiciaire, les recherches d’ADN et j’en passe. Je suis d’accord pour qu’il y ait des informations sur ces groupes et leurs façons de travailler, mais cela aurait été mieux, je pense, en annexe pour laisser la possibilité aux lecteurs de décider s’ils veulent les lire ou pas.

    J’ai sauté un nombre non négligeable de paragraphes tellement je trouvais cela long et peu intéressant et n’apportant rien à l’histoire.

    Je ne suis pas non plus convaincue par le rôle de négociatrice tenu par une civile, même si elle appuyée par un vrai négociateur.

    Je suis tellement déçue par ce roman. Je vais vite l’oublier et attendre le prochain avec impatience.

  • Lebaiserdejudas

    Lebaiserdejudas

    Je ressors assez mitigée de cette lecture. J’ai l’impression d’avoir été arnaquée par le 4e de couverture. Il me promettait des choses qui, en fait, étaient peu ou pas présentes.

    Pourtant, cela commençait bien. Un roman qui mêle polar et art, cela me plait beaucoup. Même si, à mon gout, il n’y a pas beaucoup de développement concernant la partie Art.

    C’est à priori le 6e tome des enquêtes du commandant Vicaux. Je n’ai pas été perdue malgré les références aux tomes précédents, car il y a, à chaque fois, quelques explications qui nous sont données. La lecture est donc fluide, même si on ne sait pas ce qui s’est passé avant. Les personnages sont bien travaillés, bien construits. Les descriptions des tableaux, pièce de monnaie, lieux (Vosges et Paris), sont parfaites, à leurs places, sans empiéter sur le récit.

    Voici ce qui m’a déplu :

    – on nous vend une histoire de secte qui veut récupérer un tableau. Mais ce n’est que du vent. Alors oui, cette secte est présente, mais uniquement dans les dernières pages et pas pour les raisons invoquées dans le 4e de couverture.

    – le titre d’un des chapitres donne la réponse à qui est l’assassin. Cela a gâché la fin de ma lecture, car dès que j’ai lu ce mot dans la suite du chapitre, j’ai su ce qui s’était passé, plus de suspens alors que l’auteur voulait faire comme s’il y en avait encore.

    – des erreurs qui m’ont fait bondir : une personne qui a perdu uniquement l’usage de ses jambes est paraplégique, pas tétraplégique ; l’Isoflurane n’est plus utilisé dans les anesthésies depuis au moins 20 ans (parole d’infirmière anesthésiste). Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler le roman mais du coup, les explications concernant le déroulé du meurtre ne sont pas crédibles.

    Je reste sur ma faim concernant ce roman. J’ai aimé certaines choses, d’autres absolument pas.

    Merci à NetGalley, aux Éditions de la Martinière et à Éric Mercier de m’avoir permis de lire ce roman. #netgalleyfrance #bookstagrameuse #bookstagram #romans #lebaiserdejudas @netgalleyfrance @lamartiniere.litterature

  • Avantquetombelanuit

    Avantquetombelanuit

    Ce roman, différent des autres livres d’Eva Björg Aegisdòttir que j’ai déjà lus, n’est pas un roman policier, même s’il y a une enquête. C’est plutôt la quête d’une petite sœur qui veut savoir ce qui est arrivée à sa grande sœur.

    L’histoire nous entraîne dans une double temporalité. Il y a 1966-1967 avec Kristina, dite Stìna, qui nous permet de suivre sa dernière année avant sa disparition. Puis 1977, avec Marsibil, dite Marsì, qui n’arrive toujours pas à faire face à la disparition de sa sœur et qui passe par des périodes de dépressions et rémissions, car elle se sent coupable de cette disparition.

    Cette double temporalité permet d’apporter encore plus de profondeur, mais aussi de noirceur à ce récit. Ce n’est absolument pas monotone même si le style narratif pourrait le laisser penser. Au contraire, du rythme il y en avait, car, au fur et mesure que l’on découvre ce qui s’est passé avant la disparition de Stìna, la tension monte.

    Outre le fait qu’il s’agit d’une quête d’une jeune fille pour savoir si la disparition de sa sœur est sa faute, l’auteure nous propose aussi de vivre un pan peu glorieux de l’histoire islandaise à la fin de la 2e guerre mondiale et notamment concernant le sort des jeunes femmes ayant eu des relations avec des soldats américains et britanniques. Le contexte historique et les recherches sont toujours aussi bien documentés.

    Les personnages de Stìna et Marsì sont très attachants, mais c’est aussi le cas pour tout ceux qui gravitent autour d’elles. Nous les rencontrons en 1966 et nous voyons ce qu’ils sont devenus 10 ans plus tard.

    La lecture est fluide malgré un nombre de protagonistes assez importants. Les twists sont bien placés. Et la fin est une surprise totale, complément inattendue.

    Bravo, Eva Björg Aegisdòttir, j’adore lorsque l’on me surprend comme cela.

    Merci à NetGalley, aux Éditions de la Martinière et Eva Björg Aegisdòttir de m’avoir permis de lire ce livre.

    À lire sans modération. #netgalleyfrance #bookstagrameuse #bookstagram #romanspoliciers #avantquetombelanuit @netgalleyfrance @lamartiniere.litterature @evabjorg88