Les dernières chroniques

  • Lafemmedemenage

    Lafemmedemenage

    Voilà, j’ai lu le roman dont tout le monde parle depuis un moment, qui est le premier d’une série et qui va même avoir une adaptation cinématographique.

    Et mes questions sont les suivantes : mais pourquoi ? Pourquoi tant de chroniques élogieuses ? Pourquoi un tel battage médiatique ? Pourquoi une adaptation ? Je sais qu’il en faut pour tous les gouts, mais là vraiment je ne comprends pas.

    Vous l’avez compris avec cette introduction : je n’ai pas aimé, mais alors pas du tout. Pourquoi l’avoir lu d’ailleurs ? Simplement parce qu’on m’a proposé de lire. Sinon c’est clair, je n’aurais même pas essayé.

    Il est catalogué comme un roman policier haletant rempli de frissons et de tension. Alors peut être chez les 12-14 ans, car franchement, point d’histoire policière, ni de rebondissements ici. C’est d’une platitude et d’un ennui.

    Les personnages sont une caricature d’eux-mêmes : une ancienne taularde, une psychotique et 2 mâles alphas remplis de testostérone. Millie, l’ancienne taularde, passe son temps à dire qu’Andy, le mari, serait mieux avec elle qu’avec sa femme Nina, car elle se trouve plus belle et est plus jeune ; Nina, est la patronne despotique de base, jalouse, qui gâte à outrance sa fille unique Cece ; Andy est le mari qui, bien évidemment, dès que l’occasion se présente, trompe sa femme avec Millie ; Ah et j’oubliais Enzo le jardinier avec ses muscles saillants. Voilà caricature sur caricature.

    L’écriture est plate, basique, inintéressante, convenue. Rien de bien folichon là-dedans.

    Et l’intrigue policière me direz-vous ? Et bien il n’y en a pas. On est plutôt dans un roman pour ados : une romance +/— déguisée avec un peu se suspens. Mais vraiment très peu.

    J’aurais mieux fait de m’abstenir comme j’en avais envie dès le début. Vous vous doutez bien que je ne lirais pas la suite ni aucun autre roman de Freida McFadden. Et je n’irais sûrement pas voir le film tiré de ce livre.

  • Louisepenny

    Louisepenny

    Convoqué dans une vieille ferme abandonnée, Armand Gamache apprend qu’une parfaite inconnue l’a choisi avec deux autres personnes comme exécuteur testamentaire. Il se débat en même temps avec les conséquences de sa dernière enquête et sa lutte contre les narcotrafiquants. Une course contre la montre est lancée.

    J’ai découvert Louise Penny, son attachant Inspecteur Gamache, le village de Three Pines au Canada, il y a quelques années déjà lors d’un passage dans ma bibliothèque municipale. J’ai tout de suite accroché avec les personnages et l’ambiance des romans de cette auteure. Ici pas de meurtres trop gores, mais plutôt une ambiance particulière, concentrée sur le village et sur les personnages et leurs évolutions au fil des ans, un peu comme chez Fred Vargas avec Adamsberg. Cela me plait beaucoup.

    Au fil des romans, on découvre les failles des uns et des autres, les secrets qu’ils portent ou qui les portent et comment ils réagissent pour protéger ceux qui leur sont chers.

    Tout prend du temps dans les enquêtes de Louise Penny. Mais cela me plait, car on découvre aussi les sublimes paysages du Canada à toutes les saisons, mais sans pourtant avoir l’impression de s’ennuyer ou de perdre son temps.

    Il y a ici 2 enquêtes en parallèle qui n’ont rien à voir entre elles, mais je n’ai été à aucun moment perdue. On passe de l’une à l’autre sans problème. Les descriptions des faits, des personnes impliquées, les références au passé et à une période historique donnée (comme toujours avec les enquêtes de Gamache) sont parfaites. Les recherches historiques toujours aussi précises.

    Cela a été comme à chaque fois un plaisir de lire ce roman même si je l’ai trouvé plus lent, beaucoup trop axé sur la narration. Et en lisant la postface, je comprends pourquoi.

    J’attends avec plaisir la suite des aventures de Gamache.

    À lire sans modération.

  • Leclansnæberg [À vérifier]

    Leclansnæberg [À vérifier]

    ATTENTION COUP DE COEUR 😍😍

    Dans un hôtel perdu sur un champ de lave en Islande se déroule une étrange réunion de famille : celle du Clan Snaeberg.
    Alors que le temps se détériore et que l’alcool coule à flots, un des membres de la puissante famille disparait. La menace d’un rôdeur sème le doute parmi les convives. Mais le vrai danger ne se trouverait-il pas à l’intérieur de l’hôtel ?

    Ce n’est pas le premier roman que je lis d’Eva Björg Aegisdottir. J’ai chaque fois été prise par ce qu'elle nous raconte. Mais alors là, je dois dire que ce roman est un véritable coup de cœur.

    On sait dès le départ que quelqu’un est mort puisque l’inspecteur Saevar du commissariat d’Akranes mène l’enquête. Mais on ne sait pas qui et on ne le saura qu'à la toute fin.

    J’ai échafaudé des tas d’hypothèses sur la victime, le meurtrier et ses raisons. Mais j’étais bien loin d’être dans le vrai. L’auteure m’a perdu et j’adore cela. Mais elle m’a aussi tenu en haleine avec plein de rebondissements.

    On suit cette histoire au travers de plusieurs personnes de la famille Snaeberg (Pétra, Léa sa fille, Tryggvi qui est le conjoint d’une des filles du clan) mais aussi d’Irma, employée de l’hôtel ainsi que de Saevar pendant son enquête. Chaque chapitre débute par le prénom de la personne concernée ce qui fait qu’à aucun moment on n’est perdu.

    Si j’ai rapidement découvert pourquoi Irma était là, le reste était vraiment difficile à découvrir et cela me va très bien.

    Les personnages sont attachants avec leurs failles, leur passé, leur vécu. Comme à chaque fois dans les polars nordiques, tout vient d’un événement du passé. Là aussi, l’auteure a distillé les indices avec parcimonie pour maintenir le suspens jusqu’au bout.

    Les descriptions des paysages islandais donnent cette ambiance si particulière au roman. Cela nous permet de nous plonger encore plus dans la lecture.

    L’écriture est fluide, les chapitres courts. On ne peut s’arrêter de lire avant le dénouement.

    À lire sans modération.

  • Lhommedepierre

    Lhommedepierre

    Comme vous le savez déjà, j’aime énormément quand l’Histoire se mêle au roman policier. Le 4e de couverture de ce nouveau roman de Véronique de Haas ne pouvait que m’attirer. Mais je ressors assez déçue de cette lecture. Il y avait beaucoup trop de choses dans ce livre qui ont rendu la lecture difficile.

    Les personnages sont extrêmement nombreux et je me suis perdue plus d’une fois. Je revenais régulièrement en arrière pour être sûre d’être toujours avec le bon personnage. Je n’ai toujours pas compris pourquoi l’auteure a passé autant de temps à nous décrire tous les membres de la famille de Dessange ainsi que la famille et les activités professionnelles de sa maitresse de toujours : Marie. Quand j’ai posé la question à une bookstagrammeuse qui lisait ce roman en même temps que moi, elle m’a répondu : « pour poser le contexte historique ». Il y avait plus simple pour le faire. Toutes ces descriptions ont failli me faire stopper plus d’une fois ma lecture.

    Je n’ai pas non plus compris ce que venait faire là tout ce qui tourne autour du Congo et de la construction de la ligne de chemin de fer. Alors oui, un des personnages de cette partie de l’histoire va croiser le chemin d’un des suspects des 13 meurtres. Mais c’est tout. Cela fait beaucoup de pages pour rien, en fait. Tous ces chapitres sont longs et alourdissent encore plus le récit.

    Il y est aussi beaucoup fait référence au 1er roman de l’auteure : la muse rouge, car c’est une suite sans vraiment être annoncée comme telle. Du coup, n’ayant pas lu le 1er opus, j’ai souvent été perdue avec les références de personnages et d’événement les concernant.

    La seule chose qui m’a fait aller au bout de ce livre, c’est tout ce qui tourne autour de l’enquête des 13 homicides. Cette partie est bien écrite, avec du rythme ; bien documentée et bien menée.

    Peut-être aurait-il plus fallu se concentrer là-dessus, pour rendre ce roman plus intéressant ?

    Merci à NetGalley et aux Éditions Fayard de m’avoir permis de lire ce livre.

  • [À compléter]

    [À compléter]

    C’est le 2e roman que je lis de cet auteur et le 4e tome d’une série qui en compte à priori 6. Mais il peut très bien se lire sans avoir lu les précédents même s’il y a quelques références à des événements ayant eu lieu dans les livres précédents.

    Autant j’ai bien aimé le précédent, autant je suis un peu déçu de celui-là.

    Suivre les vies personnelles des différents policiers de cette petite ville est très intéressant. On n’est pas trop perdu. Ici, on comprend un peu plus pourquoi Linda a des rapports aussi tendus avec sa mère et pourquoi elle consomme autant d’alcool. Cela nous permet aussi de comprendre pourquoi elle est toujours en conflit avec sa fille adolescente, Linnea et pourquoi cela se passe aussi mal avec son ex-mari.

    Les descriptions des autres personnages, des lieux, de l’enquête sont toujours aussi parfaites. Les relations tendues entre les enfants de divorcées, au début de l’adolescence, qui sont une espèce de fil rouge dans ce livre, sont très bien exprimées, que ce soit du côté des mamans que du côté des ados. C’est rempli d’émotions, mais sans excès.

    Les chapitres dédiés au passé et aux autres disparitions sont très bien insérés dans le roman et à aucun moment je n’ai été perdue.

    Mais deux choses m’ont gênées. D’abord, tout ce qui tourne autour du procès de la policière qui a tiré dans le dos d’un suspect. Je ne vois pas ce que cela fait dans le récit. Mais peut-être est-ce que c’est dû au fait que je n’ai pas lu le tome précédent.
    Concernant le coupable, le fameux Peter Pan, dès qu’il apparait dans le roman, j’ai su que c’était lui. Et cela m’a gâché ma lecture. J’avais envie de dire à Linda qu’il était sous ses yeux et que ce n’était pas compliqué de l’arrêter. C’était cousu de fil blanc, cela ne pouvait être que lui.

    À part ces gros détails, je ne peux que vous conseiller de le lire. Et je lirais avec plaisir d’autres romans d’Arttu Tuominen.

    Merci à NetGalley et aux Éditions de La Martinière de m’avoir permis de lire ce roman.