Les dernières chroniques

  • [À compléter]

    [À compléter]

    Ce roman promettait beaucoup. Voilà le verbe essentiel : promettre. Il n’a pas tenu ses promesses, malheureusement, tant il est rempli de clichés. Remarquez, j’aurais du m’en douter vu que l’auteur sort d’une école de cinéma et que j’avais avais déjà eu une expérience similaire avec un autre auteur ayant le même parcours. Cela me gâche ma lecture, tous ces clichés et ces scènes d’actions à tout va.

    Le livre s’articule autour de 3 parties qui suivent plus ou moins la chronologie des meurtres, mais avec les points de vues d’Esperanza, de Manuel et Cristian, son frère journaliste free-lance. Plus ou moins, car quand commence le chapitre de Cristian, on remonte plus loin dans l’histoire, mais cela n’était pas bien écrit et j’ai été perdue pendant quelques instants.

    Les personnages m’ont agacés par tous les clichés qu’on leur a mis sur le dos : Esperanza, violée à 15 ans qui se scarifie uniquement l’avant-bras et qui n’est adepte que du sexe violent (qu’elle pratique avec son divisionnaire qu’elle vient juste de rencontrer) ; Cristian qui se bourre le pif avec de la coke quand il est mis à pied et qui nous bassine pendant des pages avec son voyage autour du monde ; Manuel qui peut se montrer odieux avec les femmes, qui gobe des pilules et l’auteur veut nous faire croire qu’il n’est pas net, mais on n’y croit pas une seconde.

    Je ne vous parle même pas du style et des longueurs dans le roman, il me faudrait 2 pages de plus.

    Quant aux coupables, que ce soit du meurtre de la religieuse ou des chauffeurs de taxi, ils sont découvrables dès qu’ils entrent en scène. Pas de suspens, même si l’auteur essaie de faire des pseudos retournements de situation.

    Il s’agit du premier tome d’une trilogie. En lisant tous les commentaires excellents sur booksta, j’ai failli prendre les 3. Puis je me suis ravisée. Et j’ai bien fait, car je me serais retrouvée avec 2 romans que je n’aurais jamais lus.

    Je vous laisse vous faire votre propre opinion mais clairement il n’était pas pour moi.

  • Lesinfiniesbéances

    Lesinfiniesbéances

    1998. Blanche Lernoix franchit les portes de l’EPS, une école prestigieuse où seuls les meilleurs sont admis. Dans cet établissement, l’ambition et la course effrénée à l’excellence règnent en maitre. Derrière ces murs, certains secrets s’enterrent pour toujours.

    2023. Dans le nord de la France et en Belgique, plusieurs femmes médecins disparaissent. Que cachent ces disparitions ? Quel lien unit ces femmes ?

    Je ressors assez mitigée de cette lecture. Je n’arrive pas à dire si j’ai aimé ou si au contraire je n’ai pas aimé.

    Les personnages féminins, que ce soit les médecins enlevées ou les policières, sont parfaitement bien décrits. On s’attache facilement à elles. Les allers-retours dans le passé pour expliquer ce qui se passe entre 2021 et 2023 sont très bien maitrisés. Je ne me suis sentie perdue à aucun moment alors qu’il y a quand même beaucoup de protagonistes.

    Mais tout ce qui tourne de l’enquête ne m’a pas enthousiasmé. Peut-être est-ce dû à l’à priori que j’ai eu au départ avec tout ce qui tourne autour des expériences de mort imminente. C’est du vu et revu et cela m’a agacé de voir que l’histoire commençait avec ce sujet.

    Peut-être est-ce dû aux personnages masculins principaux (à part Felix Gardier) qui sont des caricatures de tout ce que peut être un homme ayant du pouvoir sur les autres et surtout sur les femmes ?

    Peut-être est-ce dû aussi au fait que j’ai su rapidement ce qu’il s’était vraiment passé et que cela a gâché ma lecture ?

    Peut-être tout cela en fait.

    D’où cette chronique un peu mitigée. Il y a du bon qui aurait mérité d’être mieux mis en avant. Du moins bon qui a fait que je suis passée un peu à côté de ce roman.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Librinova de m’avoir permis de lire ce roman.

  • Lessecretsduphénix [À vérifier]

    Lessecretsduphénix [À vérifier]

    Me voici de retour de vacances avec cet excellent roman.

    Ce roman est une excellente surprise. En lisant le 4e de couverture, je ne savais pas trop à quoi m’attendre : roman historique ? Roman policier ? Un mélange des deux ? C’est en fait un mélange des deux. Et c’est très bien écrit.

    Une fois passée l’envie de mettre des baffes à Bertrand de l’Escaille, à cause de son comportement totalement égocentrique, et dès que l’enquête commence réellement, ce roman est un véritable page-turner. Le rythme est soutenu avec de nombreux rebondissements, des complots de tous les côtés et surtout une fin qui appelle une suite, car on ne peut vraiment pas en rester là.

    Bertrand prend plus de corps au fur et à mesure qu’il enquête, qu’il voit ses certitudes s’envoler et qu’il découvre une vérité qu’il n’était pas prêt à entendre. Il devient plus altruiste, plus humain, moins centré sur lui-même.

    Shang-Ti est déconcertant avec ses deux cultures qui l’ont façonnées et son passé dans les Triades. C’est un acolyte parfait.

    L’Histoire est aussi bien présente avec les recherches sur l’épidémie de choléra de 1884, sur les Triades et sur les bas-fonds de Paris. C’est dosé avec soin, pour éviter de lasser avec trop de descriptions, la lectrice exigeante que je suis.

    Tous les rebondissements sont savamment dosés, tout au long du roman pour ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe à la toute fin. Les méchants sont bien tordus et je n’avais vraiment pas vu venir le dernier méchant de la bande.

    C’est un premier roman particulièrement bien réussi. Je serais ravie de lire la suite s’il y en a une ou de lire un autre livre de cet auteur.

    Merci à Fabrice Mairlot de m’avoir proposé de lire ce roman.

  • Jacquesdevilliers

    Jacquesdevilliers

    Malgré quelques longueurs dues à de multiples descriptions de la vie de l’armée en Croisade, des équipements des chevaliers, de l’intendance que cela demande de déplacer toute une armée et des paysages des régions pyrénéennes traversées, j’ai bien aimé ce roman.

    L’auteur a fait énormément de recherches en lien avec cette Croisade menée par Philippe Le Hardi en cette fin de 13e siècle. J’ai retrouvé tous les codes chevaleresques de cette époque et les figures historiques : Philippe III, Philippe IV, son frère Charles.. Cela a dû prendre un temps considérable de recherche et je ne peux que féliciter l’auteur pour ce travail en amont.

    Les descriptions des personnages principaux sont parfaites, surtout celles concernant Estefan. On comprend pourquoi il est là, à la tête d’Elne alors qu’il est si jeune même si j’aurais aimé en savoir plus sur ce qu’il lui était arrivé pendant les 5 ans où il a disparu. Mais malgré cela, je l’ai trouvé très attachant même avec son caractère si sombre. Et j’avais très envie qu’il s’en sorte.

    On peut aussi apercevoir une esquisse de ce que sera Philippe le Bel une fois roi et aussi pourquoi il n’aimait pas les hommes de pouvoir de l’Église et pourquoi il s’en est pris aux Templiers.

    J’ai bien aimé le mélange entre l’Histoire et l’histoire romancée (le Bâtard du Roussillon). Cela s’entremêle si bien que l’on pourrait croire qu’Estefan a bien existé.

    L’auteur a su très bien montrer tous les enjeux et guerres de pouvoir de cette époque. Et jusqu’où cela pouvait aller.

    Si vous aimez l’Histoire comme moi, mais pas trop les biographies, ce roman est fait pour vous.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Fayard de m’avoir permis de lire ce livre.

    À lire sans modération.

  • Philippevigier

    Philippevigier

    Je ressors assez mitigée de cette lecture.

    La 1re partie m’a bien plu, car nous sommes dans la quête d’une œuvre d’art disparue et c’est clairement le genre de lecture qui me plait. C’est même pour cela que l’auteur m’a proposé de lire son roman.

    La 2e partie, par contre, axée sur la romance entre les deux personnages m’a laissé de glace et m’a profondément ennuyée.

    J’aurais préféré que la 1re partie soit beaucoup plus développée et que la romance et tout ce qui se passe ensuite avec l’ouverture de la galerie d’art fassent partie d’un épilogue peut-être.

    Tout ce qui trouve autour de l’art, de la peinture du 18e siècle, de la résolution des énigmes de Javier Maeve, de l’histoire concernant le tableau de Jan Van Eyck, ainsi qu’une potentielle histoire autour de ce tableau, tout cela est parfait et très bien écrit.

    Mais cela aurait mérité d’être plus développé, d’y avoir plus d’énigmes à résoudre avant de trouver le tableau. L’idée des « méchants » qui convoitent le tableau aurait aussi gagné à être plus travaillée. Cela ne tient que sur quelques paragraphes et n’est pas très bien exploité.

    La 2e partie est d’une longueur effrayante avec toutes ces descriptions sur la plongée et comment devenir moniteur ; le CrossFit et toutes les épreuves qui le compose ; sur la préparation d’un mille-feuille au saumon et d’une tarte. J’ai survolé tous ces paragraphes en me demandant pourquoi l’auteur avait décidé de construire son roman comme cela. Alors que s’il s’était concentré un peu plus sur la quête du tableau, en développant plus cette partie, ce livre aurait été parfait.

    Je n’ai du coup pas réussi à m’attacher à Blandine, Max et Dow, car ils sont assez peu développés.

    Mais la plume de Philippe Vigier est prometteuse s’il se recentre plus sur la quête principale et moins sur une foule de descriptions inintéressantes, qui plombe la lecture.

    Merci à Philippe Vigier et aux Éditions Maïa de m’avoir permis de lire ce roman.