Les dernières chroniques

  • Rienquunebelleperdue

    Rienquunebelleperdue

    Gaspard Cloux, récemment muté à Strasbourg, à sa demande, est chargé d’enquêter sur le meurtre d’un obscur musicien découvert enfermé dans le coffre d’une voiture. L’affaire se révèle très vite complexe et le policier s’oriente vers la piste d’une ancienne actrice de films pornographiques, elle aussi assassinée, d’une valise de drogue et d’un tandem de tueurs sadiques.

    J’ai lu dans la foulée le tome 2 des enquêtes de Gaspard Cloux. Peut-être que j’aurais dû rester sur ma bonne impression du tome 1 et ne pas lire celui-là.

    Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais je le trouve un peu en dessous et je me suis quand même pas mal ennuyée.

    Je ne suis pas fan des romans à la 1re personne. Je les trouve plus calmes, plus lents, bref moins intéressants pour moi. Le premier tome n’était absolument pas écrit de cette façon. Si j’avais pu lire un extrait avant de l’obtenir, clairement, malgré le fait que j’aime beaucoup la plume de l’auteur, je ne l’aurais pas pris.

    Gaspard s’est installé à Strasbourg avec sa fille Estelle pour renouer les liens perdus pendant des années suite au décès de Clara, femme de Gaspard et mère d’Estelle. Gaspard est toujours aussi touchant, on a envie de l’aider, de lui donner des conseils pour apprivoiser sa fille et rétablir les relations entre les deux.

    Mais le reste des personnages est assez plat, sans vraiment de consistance : que ce soit les nouveaux collègues de Gaspard ou Florence, son amour de jeunesse qui réapparait subitement. Je n’ai réussi à m’attacher à aucun.

    Quant à l’enquête, je l’ai trouvée assez plate, sans saveurs. J’avais pour le coup trouvé l’assassin et son mobile. Rien, donc, pour me tenir en haleine et me donner envie de continuer à le lire. Je suis quand même allée au bout en espérant un twist final qui n’est pas venu. Même si Éric Fouassier essaye de nous amener sur une fausse piste, cela ne fonctionne pas.

    Pour moi, une lecture à oublier. Mais un auteur toujours à suivre pour la qualité de ses autres romans.

    Merci à NetGalley, à Éric Fouassier et aux Éditions Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce roman.

  • [À compléter]

    [À compléter]

    J’ai été ravie de retrouver Erika, Patrick et leur famille agrandie ; d’avoir des nouvelles d’Anna même si elle a encore vécu des évènements difficiles ; de Dan, l’ami d’enfance d’Erika ; et de tous les agents du poste de Fjällback. Ils ont tous plus ou moins eu des changements importants dans leur vie depuis que je les avais quittés à la fin de « L’enfant allemand » et je trouve très bien que Camilla fasse évoluer tous les personnages au fil de ses romans et pas seulement les principaux. Alors, oui, j’ai été un peu perdue au début de ce roman mais cela n’a aucunement gêné ma lecture.

    J’ai retrouvé avec grand plaisir aussi la petite ville de Fjällbacka et son atmosphère si particulière, surtout en hiver ainsi que tous les personnages assez hétéroclites qui y vivent. Depuis que je suis les aventures d’Erika, il y a pas mal de personnages secondaires et il y en a de nouveau dans ce roman. On peut ne pas y prêter une grande attention mais il ne faut pas se laisser endormir sous peine de passer à côté d’eux et/ou d’un fait essentiel. Tous les personnages et lieux sont importants dans un roman de Camilla. Si vous ne voulez pas être perdus lors de la révélation finale et en arriver à vous demander comment vous n’avez pas vu cela, il ne faut pas faire l’impasse sur une page.

    Plusieurs histoires s’emboitent dans ce roman et on comprend pourquoi à la fin. Plusieurs personnages qui à priori ne se connaissent pas et n’ont donc aucune relation avec les enlèvements ou l’incarcération de Laila sont en fait plus proches qu’il n’y paraît. J’ai été très surprise par ces interactions car je ne les avais pas toutes vues arriver. L’histoire de base et une partie du/des coupables m’ont été faciles à trouver mais que cela vienne de bien plus loin dans le passé, alors pas du tout. J’ai redécouvert avec plaisir tous les mystères dont est capable l’auteur dans l’écriture de ses romans.

  • Mortsthématiques

    Mortsthématiques

    Le cadavre d’un homme est découvert au Panthéon, à l’extérieur d’un mausolée, celui du mathématicien Lagrange. Un étrange poème, sous forme d’énigme mathématique, est épinglé sur sa poitrine. Le Commandant Gaspard Cloux, de la Brigade Criminelle, est chargé de l’enquête. D’autres corps sont bientôt découverts avec la même mise en scène macabre et les énigmes.

    J’ai découvert Éric Fouassier avec sa série « Le Bureau des Affaires Occultes » dont je suis fan. J’adore l’ambiance qu’il a créée dans cette série de romans.

    Quand j’ai vu qu’il avait écrit d’autres livres avant celle-ci, j’ai été intriguée. J’ai commencé par le tome 1 des enquêtes du Commandant Gaspard Cloux. Je dois bien reconnaitre que j’ai été un peu déstabilisée, par la manière dont ce roman est écrit. Je n’ai pas, dans un premier temps, reconnu le style de l’auteur même si dès la première page l’histoire m’a happée.

    Le personnage de Gaspard est touchant par la tristesse qu’il traine depuis le décès de sa femme survenu il y a plusieurs années et son incapacité à s’occuper de sa fille depuis lors. Les mots utilisés par Éric Fouassier pour le faire évoluer devant nos yeux sont poignants. C’est une des qualités que j’apprécie chez cet écrivain.

    Les autres personnages sont intéressants aussi, mais je trouve Gaspard plus fouillé.

    L’enquête, qui nous fait aussi, à nous lecteurs, travaillé nos neurones pour essayer de résoudre les énigmes mathématiques est parfaite. On a l’impression d’être pris dans une chasse au trésor, macabre, il est vrai.

    Le rythme est haletant, chaque meurtre est une nouvelle pièce du puzzle. On a juste envie de tourner les pages pour voir ce qui va se passer ensuite.

    J’ai compris assez vite qui était l’assassin, mais jusqu’à la fin, absolument pas ses motivations. Ce qui m’a laissé un peu de surprise jusqu’à la fin.

    À lire sans modération.

    Merci à NetGalley, à Éric Fouassier et aux Éditions Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce roman.

  • [À compléter]

    [À compléter]

    Le corps d’une femme est découvert dans la banlieue de Stockholm. Apparemment victime de son ex-petit ami jaloux. La commissaire Vanessa Franck se lance dans l’enquête. Mais elle a bientôt l’impression qu’il manque une pièce essentielle au puzzle.

    J’ai découvert Pascal Engman à Quai du Polar en avril 2024. Il participait à une table ronde avec d’autres auteurs nordiques. Pendant leurs échanges, il a parlé de son roman et des raisons qui l’avait poussé à l’écrire : ses recherches en tant que journaliste sur les InCels, ces « célibataires involontaires » qui vouent une haine tenace aux femmes qui soi-disant ne leur ont jamais accordé un regard et qui sont responsables de leur célibat. Il a eu sous les yeux certains de leurs propos misogynes et leur désir de se venger des femmes de façon très violente. Son récit est un très bon condensé de tout cela.

    Et effectivement, les violences faites aux femmes sont le pilier de cette histoire avec les meurtres, mais aussi les échanges et les propos des InCels concernant les femmes.

    Vanessa Franck, chargée de l’enquête, se rend rapidement compte que les coupables qu’on lui apporte sur un plateau ne sont peut-être pas les bons. Et son enquête va la mener vers ces InCels.

    Les personnages principaux Vanessa et Nicolas Parades sont très bien décrits dans leurs failles, leurs faiblesses, mais aussi leurs forces.
    Les personnages secondaires sont assez nombreux et on pourrait se demander ce qu’ils font là, mais ils sont essentiels à l’enquête et tout prend son sens quand les pièces du puzzle s’emboitent.
    J’ai été bluffée par la fin, car je n’avais pas vu venir le 2e coupable.

    J’ai été ravie de découvrir la plume de l’auteur, de découvrir ce qu’étaient les InCels (bons pour la psychiatrie mon avis).

    À lire sans modération, mais à ne pas mettre entre toutes les mains, car certains chapitres sont très violents, notamment celui sur le viol de Jasmina.

  • Alexahndoril [À vérifier]

    Alexahndoril [À vérifier]

    Je ne connaissais absolument pas ces 2 auteurs, connus sous le pseudonyme Lars Kepler. Je connais ce nom sans avoir lu aucun de ses romans. C’est une lacune que je vais devoir combler tant ce roman est un vrai coup de cœur. Tout y est parfait.

    C’est le 2e tome d’une série avec la détective Julia Starck, ancienne policière de l’unité de Norrmalm, un quartier de Stockholm. Julia a divorcé de Sid, toujours policier à Norrmalm. Pendant 3 ans, ils ne se sont pas parlé jusqu’à ce que Julia fasse appel à lui quelques mois auparavant pour l’aider à résoudre une enquête particulièrement difficile. Il est fait de temps en temps référence à cette enquête, mais cela ne m’a pas gêné de ne pas l’avoir lu.

    Les personnages sont très bien travaillés et l’on ressent beaucoup d’empathie pour Julia après tout ce qui lui est arrivé quand elle était enfant avec le crash de l’avion dans lequel toute sa famille a péri.

    Sid est aussi un personnage intéressant, mais je l’ai quand même trouvé assez fuyant par rapport à Julia. Peut-être est-ce dû au fait que je n’avais pas lu le roman précédent et que je n’avais pas toutes les pièces concernant leur relation.

    Bianca est très touchante aussi en actrice qui essaie de faire son trou dans ce milieu assez compliqué des comédiens. Les autres personnages m’ont un peu moins touché même s’ils étaient bien développés.

    J’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour du théâtre et des répétitions de la pièce. On sent la tension qui règne à cause de cette pièce maudite. Il y a beaucoup de rythme, aucun temps mort.

    Je dois dire bravo aux auteurs, car ils m’ont roulé dans la farine ce qui est très rare, vous le savez. Je soupçonne toujours quelque chose, je recoupe des faits. Et je trouve avant la fin. Ici, rien du tout, à part une vague idée que tout avait à voir à ce qui s’était passé lors de la 1re production de cette pièce par la même troupe.

    Merci à Alex Ahndoril de m’avoir perdu, j’adore cela.

    Merci à NetGalley, aux Éditions Buchet-Chastel de m’avoir permis de lire ce roman.

    À lire sans modération, vous vous en doutez bien.