Catégorie : Thriller

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    J’ai été ravie de retrouver Erika, Patrick et leur famille agrandie ; d’avoir des nouvelles d’Anna même si elle a encore vécu des évènements difficiles ; de Dan, l’ami d’enfance d’Erika ; et de tous les agents du poste de Fjällback. Ils ont tous plus ou moins eu des changements importants dans leur vie depuis que je les avais quittés à la fin de « L’enfant allemand » et je trouve très bien que Camilla fasse évoluer tous les personnages au fil de ses romans et pas seulement les principaux. Alors, oui, j’ai été un peu perdue au début de ce roman mais cela n’a aucunement gêné ma lecture.

    J’ai retrouvé avec grand plaisir aussi la petite ville de Fjällbacka et son atmosphère si particulière, surtout en hiver ainsi que tous les personnages assez hétéroclites qui y vivent. Depuis que je suis les aventures d’Erika, il y a pas mal de personnages secondaires et il y en a de nouveau dans ce roman. On peut ne pas y prêter une grande attention mais il ne faut pas se laisser endormir sous peine de passer à côté d’eux et/ou d’un fait essentiel. Tous les personnages et lieux sont importants dans un roman de Camilla. Si vous ne voulez pas être perdus lors de la révélation finale et en arriver à vous demander comment vous n’avez pas vu cela, il ne faut pas faire l’impasse sur une page.

    Plusieurs histoires s’emboitent dans ce roman et on comprend pourquoi à la fin. Plusieurs personnages qui à priori ne se connaissent pas et n’ont donc aucune relation avec les enlèvements ou l’incarcération de Laila sont en fait plus proches qu’il n’y paraît. J’ai été très surprise par ces interactions car je ne les avais pas toutes vues arriver. L’histoire de base et une partie du/des coupables m’ont été faciles à trouver mais que cela vienne de bien plus loin dans le passé, alors pas du tout. J’ai redécouvert avec plaisir tous les mystères dont est capable l’auteur dans l’écriture de ses romans.

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    Le corps d’une femme est découvert dans la banlieue de Stockholm. Apparemment victime de son ex-petit ami jaloux. La commissaire Vanessa Franck se lance dans l’enquête. Mais elle a bientôt l’impression qu’il manque une pièce essentielle au puzzle.

    J’ai découvert Pascal Engman à Quai du Polar en avril 2024. Il participait à une table ronde avec d’autres auteurs nordiques. Pendant leurs échanges, il a parlé de son roman et des raisons qui l’avait poussé à l’écrire : ses recherches en tant que journaliste sur les InCels, ces « célibataires involontaires » qui vouent une haine tenace aux femmes qui soi-disant ne leur ont jamais accordé un regard et qui sont responsables de leur célibat. Il a eu sous les yeux certains de leurs propos misogynes et leur désir de se venger des femmes de façon très violente. Son récit est un très bon condensé de tout cela.

    Et effectivement, les violences faites aux femmes sont le pilier de cette histoire avec les meurtres, mais aussi les échanges et les propos des InCels concernant les femmes.

    Vanessa Franck, chargée de l’enquête, se rend rapidement compte que les coupables qu’on lui apporte sur un plateau ne sont peut-être pas les bons. Et son enquête va la mener vers ces InCels.

    Les personnages principaux Vanessa et Nicolas Parades sont très bien décrits dans leurs failles, leurs faiblesses, mais aussi leurs forces.
    Les personnages secondaires sont assez nombreux et on pourrait se demander ce qu’ils font là, mais ils sont essentiels à l’enquête et tout prend son sens quand les pièces du puzzle s’emboitent.
    J’ai été bluffée par la fin, car je n’avais pas vu venir le 2e coupable.

    J’ai été ravie de découvrir la plume de l’auteur, de découvrir ce qu’étaient les InCels (bons pour la psychiatrie mon avis).

    À lire sans modération, mais à ne pas mettre entre toutes les mains, car certains chapitres sont très violents, notamment celui sur le viol de Jasmina.

  • Alexahndoril [À vérifier]

    Alexahndoril [À vérifier]

    Je ne connaissais absolument pas ces 2 auteurs, connus sous le pseudonyme Lars Kepler. Je connais ce nom sans avoir lu aucun de ses romans. C’est une lacune que je vais devoir combler tant ce roman est un vrai coup de cœur. Tout y est parfait.

    C’est le 2e tome d’une série avec la détective Julia Starck, ancienne policière de l’unité de Norrmalm, un quartier de Stockholm. Julia a divorcé de Sid, toujours policier à Norrmalm. Pendant 3 ans, ils ne se sont pas parlé jusqu’à ce que Julia fasse appel à lui quelques mois auparavant pour l’aider à résoudre une enquête particulièrement difficile. Il est fait de temps en temps référence à cette enquête, mais cela ne m’a pas gêné de ne pas l’avoir lu.

    Les personnages sont très bien travaillés et l’on ressent beaucoup d’empathie pour Julia après tout ce qui lui est arrivé quand elle était enfant avec le crash de l’avion dans lequel toute sa famille a péri.

    Sid est aussi un personnage intéressant, mais je l’ai quand même trouvé assez fuyant par rapport à Julia. Peut-être est-ce dû au fait que je n’avais pas lu le roman précédent et que je n’avais pas toutes les pièces concernant leur relation.

    Bianca est très touchante aussi en actrice qui essaie de faire son trou dans ce milieu assez compliqué des comédiens. Les autres personnages m’ont un peu moins touché même s’ils étaient bien développés.

    J’ai beaucoup aimé tout ce qui tourne autour du théâtre et des répétitions de la pièce. On sent la tension qui règne à cause de cette pièce maudite. Il y a beaucoup de rythme, aucun temps mort.

    Je dois dire bravo aux auteurs, car ils m’ont roulé dans la farine ce qui est très rare, vous le savez. Je soupçonne toujours quelque chose, je recoupe des faits. Et je trouve avant la fin. Ici, rien du tout, à part une vague idée que tout avait à voir à ce qui s’était passé lors de la 1re production de cette pièce par la même troupe.

    Merci à Alex Ahndoril de m’avoir perdu, j’adore cela.

    Merci à NetGalley, aux Éditions Buchet-Chastel de m’avoir permis de lire ce roman.

    À lire sans modération, vous vous en doutez bien.

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    [À compléter]

    J’avais lu l’année dernière un roman d’Emelie Schepp, l’appel de la sirène, que j’avais beaucoup aimé. Je n’avais pas trop été perdue bien que ce soit le 5e tome. Mais je m’étais dit qu’il faudrait que je lise les premiers tomes un jour. Puis est arrivé le challenge : 22 itinéraires de polars en Europe de Marc Voltenauer et Benjamin Amiguet (les auteurs du livre du même nom) et Sébastien du compte tu_ne_sais_pas_quoi_lire. C’était l’occasion rêvée.

    Même si j’ai trouvé ce tome moins intense que l’appel de la sirène, je l’ai trouvé très intéressant et très bien construit, car il nous raconte l’histoire de Jana et Danilo, personnages récurrents de l’auteure. On apprend à les connaître au travers de l’enquête menée par les policiers et Jana sur le meurtre de ce haut responsable, assez abject, on ne va pas se mentir.

    Jana se rend compte que l’enfant assassin à la même marque qu’elle dans le cou. Avec les flash-back qu’elle a et qu’elle note dans des carnets depuis qu’elle est toute petite, ainsi que cette marque en commun, il lui revient en mémoire une enfance pas très heureuse datant d’avant son adoption.

    Ce tome, avec ces nombreux allers-retours très bien exécutés, permet de suivre son histoire et celle de Danilo ; de comprendre d’où viennent toutes ses aptitudes pour le sport et surtout pour se défendre si sa vie est mise en jeu. Danilo est un peu moins décortiqué, mais peut-être que j’en saurais plus en lisant les autres tomes.

    Les policiers Henri, Mia, Gunnar, Ola ainsi qu’Anneli de la police scientifique sont très bien développés avec leurs forces et leurs failles, ce qui les rend très humains.

    Le style, la fluidité de lecture, l’histoire et le suspens font de ce roman un véritable page-turner. On n’a qu’une hâte, savoir ce qui s’est passé pour Jana et Danilo, mais aussi qui est à l’origine de tout cela et pourquoi ?

    À lire sans modération. #challenge22itinerairespolareurope @marcvoltenauer @benjaminamiguet @tu_ne_sais_pas_quoi_lire @emelieschepp

  • [À compléter]

    [À compléter]

    Ce roman promettait beaucoup. Voilà le verbe essentiel : promettre. Il n’a pas tenu ses promesses, malheureusement, tant il est rempli de clichés. Remarquez, j’aurais du m’en douter vu que l’auteur sort d’une école de cinéma et que j’avais avais déjà eu une expérience similaire avec un autre auteur ayant le même parcours. Cela me gâche ma lecture, tous ces clichés et ces scènes d’actions à tout va.

    Le livre s’articule autour de 3 parties qui suivent plus ou moins la chronologie des meurtres, mais avec les points de vues d’Esperanza, de Manuel et Cristian, son frère journaliste free-lance. Plus ou moins, car quand commence le chapitre de Cristian, on remonte plus loin dans l’histoire, mais cela n’était pas bien écrit et j’ai été perdue pendant quelques instants.

    Les personnages m’ont agacés par tous les clichés qu’on leur a mis sur le dos : Esperanza, violée à 15 ans qui se scarifie uniquement l’avant-bras et qui n’est adepte que du sexe violent (qu’elle pratique avec son divisionnaire qu’elle vient juste de rencontrer) ; Cristian qui se bourre le pif avec de la coke quand il est mis à pied et qui nous bassine pendant des pages avec son voyage autour du monde ; Manuel qui peut se montrer odieux avec les femmes, qui gobe des pilules et l’auteur veut nous faire croire qu’il n’est pas net, mais on n’y croit pas une seconde.

    Je ne vous parle même pas du style et des longueurs dans le roman, il me faudrait 2 pages de plus.

    Quant aux coupables, que ce soit du meurtre de la religieuse ou des chauffeurs de taxi, ils sont découvrables dès qu’ils entrent en scène. Pas de suspens, même si l’auteur essaie de faire des pseudos retournements de situation.

    Il s’agit du premier tome d’une trilogie. En lisant tous les commentaires excellents sur booksta, j’ai failli prendre les 3. Puis je me suis ravisée. Et j’ai bien fait, car je me serais retrouvée avec 2 romans que je n’aurais jamais lus.

    Je vous laisse vous faire votre propre opinion mais clairement il n’était pas pour moi.