Catégorie : Thriller

  • Survivantes de Cédric Sire

    Survivantes de Cédric Sire

    Fan de Cédric Sire, je le suis, depuis ses débuts. J’achète ses bouquins sans me poser aucune question et je continuerais à le faire même si j’ai moyennement aimé celui-ci.

    Toute la 1re partie tourne autour de la vengeance de 4 femmes (Tanya, Kate, Farrah et Cheryl) qui ont rencontré à un moment ou un autre de leurs vies, des hommes violents qui leur ont fait tout ce que ce genre d’hommes est capable de faire d’abject. Elles se reconstruisent peu à peu grâce à Kate, devenue psychologue, qui les « réunit » dans un groupe de soutien, mais qui se transforme en un groupe de vengeance. Cette partie est extrêmement bien écrite, le rythme est parfait, on est pris dans cette histoire de vengeance. On est même prête à les soutenir, les aider.

    Puis il y a la 2e partie avec l’arrivée d’hommes qui veulent se venger des vengeresses. Et là, c’est trop. Pourtant je suis habituée au trop de l’auteur. Mais alors là, cela dépasse tout : trop de sang ; trop de blessures qui devraient être mortelles vu les descriptions, mais finalement qui ne le sont pas ; trop d’actions invraisemblables qui se passent et se télescopent.

    Pourtant, j’aime quand il y a du rythme, mais ici, cela ressemblait plus à une grosse cacophonie, un déferlement de violence sans vraies raisons. Je suis habituée à l’univers si particulier de Cédric Sire, mais dans ce livre, c’est poussé tellement à l’extrême que ça m’a dérangé.

    La seule chose qui m’a surprise, c’est la personne responsable de tout ce déchaînement de violence envers Kate et ses amies. J’ai été bluffée, car je ne l’avais absolument pas vu venir. Donc bravo pour cela.

    Même si cette lecture a été en demi-teinte, je lirais surement le prochain roman de Cédric Sire. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #survivantes @sirecedric

  • La sirene du fleuve de Anki Edvinsson

    La sirene du fleuve de Anki Edvinsson

    C’est le premier roman que je lis de cette auteure et je suis ravie de cette découverte. J’ai beaucoup aimé ce livre.

    Il s’agit du tome 2, mais cela n’a absolument pas gêné ma lecture, car certaines références à des événements du tome 1 permettent de ne pas se sentir perdu, sans alourdir le récit.

    Les personnages principaux, Per, Charlotte et Ola sont toujours présents. Même si je ne les connaissais pas d’avant, je me suis attachée à eux, car Anki en fait des personnes normales avec leur passé pas toujours facile, leur vécu pas simple, des êtres humains comme les autres.

    Il y a des thèmes majeurs évoqués dans ce roman, qui sont d’actualités, malheureusement devrais-je dire : comment sont perçus les étrangers dans une petite ville et comment on peut propager de fausses rumeurs les concernant ; les violences faites aux enfants qui peuvent conduire un adulte à commettre l’impensable ; la manipulation dont certains usent pour se créer la vie dont ils rêvent, très loin de la réalité.

    Tous ces thèmes sont au service du roman, sans pathos aucun, juste pour comprendre comment tout peut déraper d’un coup. C’est fluide, bien écrit, on n’a qu’une envie, tourner les pages pour savoir comment tout cela va se finir.

    Et comme dans chaque polar nordique, l’atmosphère et l’isolement jouent un rôle primordial. Cela augmente encore plus la tension de roman.

    Il m’a fallu un bon tiers pour comprendre où l’auteure voulait nous emmener. Je n’ai donc pas été surprise par le twist final, mais cela n’a pas gâché ma lecture, car la tension et l’émotion étaient toujours là même si j’avais compris bien en amont ce qui se passait.

    Merci à NetGalley, aux éditions BlackLab et à Anki Edvinsson de m’avoir permis de lire ce roman.

    À lire sans modération.

  • H de Bernard Minier

    H de Bernard Minier

    H comme… Hirtman.
    Depuis l’évasion de Julian Hirtman, le plus célèbre des tueurs en série, Martin Servaz n’est pas le seul à enquêter : détectives amateurs sur le net, fan de True Crime, présentateur de talk-shows, écrivain de bestsellers, tout le monde part en chasse. Mais lorsque la traque mortelle se double de disparitions, qui rappellent l’un des plus grands scandales criminels et sexuels des dernières décennies, c’est la terreur qui s’installe.

    Que dire, à part que ce dernier opus des enquêtes de Martin Servaz m’a déçu ? Enfin, dernier, je ne sais pas, mais c’est comme cela qu’il est perçu. Et si vraiment c’est le dernier, je suis encore plus déçue, car pourquoi finir comme cela ?

    À la lecture de ce 4e tome, je m’attendais à retrouver l’atmosphère du 1er (Glacé), avec la traque d’Hirtman vu qu’il s’est de nouveau échappé. Mais en fait, on a droit à une pseudotraque. C’est lent, c’est poussif, rempli de longueurs, de chapitres sans intérêt et qui n’apportent rien : les pages dédiées au roman de l’écrivain Emmanuel Sachs, par exemple. Je n’y ai trouvé aucun intérêt et c’est assez indigeste à lire. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Je n’ai absolument pas aimé non plus tout ce qui tourne autour de Damien Dix. Il est abject et il m’a tout de suite fait penser à une personne du PAF que j’exècre particulièrement. Est-ce que j’ai envie de lire un roman qui me fait penser à lui ? Absolument pas.

    Servaz fait fatigué, dépassé, n’est plus que l’ombre de lui-même. Alors oui, il n’a pas été épargné dans le tome précédent, mais pourquoi le faire devenir si paumé ? Cela ne ressemble en rien au Servaz que l’on connait.

    Et que dire d’Hirtman ? Et de cette chute le concernant ? Cela n’a aucun sens, c’est une déception de plus.

    Bref, c’est poussif, mal construit, pas grand-chose ne tient la route même dans les enquêtes annexes.

    Si vous aimez Servaz et cet univers particulier, je pense que vous serez comme moi assez triste que cela se termine ainsi. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #hirtman #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05

  • Avant que tu ne meures de Camilla Grebe

    Avant que tu ne meures de Camilla Grebe

    J’ai lu ce 3e et dernier tome dans la foulée du précédent, car je voulais savoir où en était Siri dans sa vie. Et j’ai été heureuse de voir que finalement, au début en tout cas, tout allait bien, grâce à Markus et à leur fils Éric. Mais évidemment, cela ne pouvait pas rester ainsi. Siri replonge sans ses névroses et ses questionnements par rapport à Stefan et les vraies raisons de son suicide en trouvant des choses inquiétantes en faisant enfin le tri dans les affaires de celui-ci. De nouveau, sa vie bascule dans une sorte de folie pour essayer de savoir qui était vraiment Stefan.

    Pour cela, Camilla et Asä nous proposent de plonger dans le passé de Stefan et plus précisément en 1988, année de son bac, là où tout a basculé. Les allers-retours entre 1988 et 2010 sont extrêmement bien faits. On sait toujours où l’on est et avec qui. On découvre un Stefan qui n’a rien à voir avec celui qui a partagé la vie de Siri. Mais connait-on vraiment les personnes avec qui l’ont vit ? C’est là toute la question posée par ce tome.

    Les personnages sont toujours bien travaillés, surtout psychologiquement et encore plus, je trouve en ce qui concerne Stefan et ses amis de l’époque.

    Le suspens s’installe petit à petit, au fur et à mesure que l’on navigue entre 1988 et 2010. Je me doutais bien qu’une chose qui s’était produite en 1988 avait eu une répercussion sur Stefan et son suicide en 2005 et sur Siri en 2010. Mais j’étais loin de me douter de ce qui s’était vraiment passé et qui allait complètement perdre la tête.

    Encore bravo à Camilla et Asä pour m’avoir une nouvelle fois bernée.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #avantquetunemeures @camillagrebe @asaerikssontraff

  • Pistes noires de Viveca Sten

    Pistes noires de Viveca Sten

    C’est toujours un plaisir de lire un roman de Viveca Sten et aussi de retrouver Hanna et Daniel. Avec ce 4e tome, nous continuons à découvrir un peu Äre et sa région, mais aussi à suivre l’évolution personnelle d’Hanna, Daniel et Anton. Hanna continue à filer le parfait amour avec Henry rencontré lors de sa dernière enquête même si elle a encore des sentiments pour Daniel ; Daniel, gère du mieux qu’il peut sa séparation avec Ida et la garde partagée de leur fille Alice ; Anton ne veut toujours pas que son entourage personnel et professionnel sache qu’il est homosexuel et qu’il vit une belle relation avec Carl depuis neuf mois. Tout cet aspect psychologique est très bien développé par l’auteure et permet d’être proche des trois personnages principaux.

    Les autres personnages, ou plutôt suspects potentiels, Willie, Portus et Amir sont aussi très bien décrits. On a envie d’en « baffer » certains au vu de leurs comportements. Il y a aussi Olivia, qui a peur, car elle suspecte tous ses amis tour à tour d’avoir tué Fanny. Cela augmente la tension au fur et à mesure de la lecture.

    Les paysages sont toujours aussi bien décrits et grandioses. Ils font partie de l’histoire. Ils augmentent aussi l’intensité du récit.

    Je commence, au bout du 4e tome de cette série et de la lecture d’autres romans de Viveca Sten, à comprendre son mode de fonctionnement. Je sais que souvent, l’assassin n’est pas là où on devrait l’attendre. Cela a été le cas ici. Mais, même en sachant cela, je me suis fait avoir par la fin, car mon suspect n’était pas le bon, une fois encore.

    Merci encore, Viveca Sten, de me surprendre et de me perdre encore. Je me régale toujours autant.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #pistesnoires #vivecasten @vivecasten @rosibouquine @isapatch05