Auteur/autrice : Magali

  • Memoiresdunexpertpsychiatre [À vérifier]

    Memoiresdunexpertpsychiatre [À vérifier]

    Résumé en 1er commentaire.

    J’ai décidé de lire ce roman, car sa couverture et son titre m’intriguaient. Et j’avais lu pas mal de bonnes critiques le concernant.

    Alors je ne dirais pas qu’il est surcoté juste qu’il ne m’a pas autant plu que je le pensais. Ce n’est pas vraiment une déception, mais on est bien loin du coup de cœur.

    L’idée semblait excellente : le psychiatre qui potentiellement devient fou et commet des meurtres à la façon de ses anciens patients. En n’ayant à chaque fois aucun alibi pour le jour des disparitions. Mais je n’y ai pas cru une seconde.

    Je n’ai aussi ressenti aucune empathie pour Lou, la fille d’Adam. Peut-être que c’est dû à l’écriture et à la façon dont elle interagit avec tout le monde.

    Je ne vois pas non plus d’intérêt au personnage de Jessie Maure. À part « lire » ce qu’elle écrit des mémoires d’Adam, elle ne fait pas grand-chose d’autre. Sauf à la toute fin.

    Pierre, sensé être le grand méchant de l’histoire, n’apparait que vers la fin aussi. J’aurais aimé qu’il arrive plus tôt. Et surtout qu’il ne finisse pas comme il a fini. C’est censé être un psychopathe machiavélique.

    Les seuls qui tirent leur épingle du jeu sont Adam et Gregory. Ils sont un peu plus travaillés, l’un avec ses failles, l’autre avec sa facilité à manipuler tout le monde.

    Le roman est extrêmement long (600 pages) avec beaucoup de longueurs, de chapitres qui ne servent à rien, où l’on tourne en rond.
    Les dialogues entre les personnages sont cyniques, amers et agressifs, même au sein de la famille d’Adam et cela m’a un peu déplu.

    Je suis quand même allée au bout, car je pensais que l’histoire allait enfin évoluée, être plus intrigante. Mais en fait non et cela fut une grande déception.

    Je ne conseillerais pas à tout le monde de le lire, car les descriptions des scènes de crimes sont particulièrement dures.

    Vous l’aurez compris, je n’ai pas été emballée.

  • Julesverneetlegentilhommecambrioleur [À vérifier]

    Julesverneetlegentilhommecambrioleur [À vérifier]

    Résumé en 1er commentaire

    J’avais lu le 1er opus des aventures de Jules Verne mises en scène par Céline Rhys, Jules Verne contre Némo, et j’avais adoré. Lire ce 2e tome coulait de source.

    Comme pour le 1er épisode, l’auteure a fait beaucoup de recherches sur Jules Verne et ses différents lieux de résidence (Amiens et Crotoy), son bateau où il se détendait, et ses mauvaises relations avec son fils. Il en est de même pour la vie à Amiens à la fin du 19e siècle ainsi que sur le fonctionnement des banques et des organismes de crédit.

    Les descriptions des rues et bas-fonds d’Amiens ainsi que de sa cathédrale, théâtre de beaucoup de rebondissements dans cette histoire, sont toujours bien dosées, avec finesse pour ne pas lasser la lectrice exigeante que je suis. Et ces détours dans les rues sombres d’Amiens sont encore plus intenses quand ils sont matinés de l’accent picard.

    La plume est toujours aussi fluide. On ne s’ennuie pas un instant devant les nombreux rebondissements. Les références à Maurice Blanc sont utilisées à bon escient.

    Le personnage de Jules Verne est conforme au 1er tome, mais on en apprend un peu plus sur sa vie et son processus d’écriture. Cela m’a beaucoup plu.

    L’inspecteur Perrin, présent dans le 1er roman, est relégué au second plan par le Commissaire Gamardin, nouveau venu. Mais il prend de nouveau plus de corps vers la fin du roman. Et le voir évoluer est toujours intéressant.

    Les autres personnages comme Josepha ou Lucien sont aussi bien développés.

    Il y a deux enquêtes qui s’entremêlent et à aucun moment je n’ai perçu le/les coupables tant j’étais captivée par ma lecture. Bravo pour cela, Céline Ghys. Votre façon de raconter m’a fait oublier l’enquête à mener.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Fayard de m’avoir permis de lire ce roman.

    À lire sans modération.

  • Langedelavengeance [À vérifier]

    Langedelavengeance [À vérifier]

    J’ai été un peu perdue au début de ce nouvel opus des aventures d’Aloysius car je n’avais pas lu le précédent. J’ai donc mis un certain temps à comprendre pourquoi et comment ils étaient arrivés en 1880 alors qu’ils vivent dans les années 2000. Une fois cela résolu, ma lecture a été beaucoup plus aisée.

    C’est toujours un plaisir de retrouver ce héros récurrent des auteurs Preston&Child. Même si je trouve que dans cet épisode, il était un peu moins présent. Mais c’est normal, vu qu’il s’agit de la quête de Constance pour sauver ses frères et sœurs et abattre celui qui lui a fait tant de mal, le Dr Leng.

    Il y a aussi une place importante donnée à Diogène. J’ai bien aimé le découvrir et le voir évoluer du côté du bien.

    Les chapitres sont toujours courts et on suit alternativement les projets des différents protagonistes, mais qui convergent tous vers un seul but : retrouver Mary, Doudou et Joe, les frères et sœurs de Constance et mettre en échec le Dr Leng.

    Comme à chaque fois avec ces deux auteurs, le roman est bien documenté sur le New York des années 1880 et l’ambiance qui y régnait. La corruption et la violence sont bien présentes, mais ce n’est pas vraiment une surprise. Les riches font ce qu’ils veulent au détriment des pauvres. Est-ce que cela a vraiment changé, d’ailleurs ?

    J’ai un peu moins aimé le côté SF et Fantasy de cet opus. Je ne suis pas trop fan des deux et encore moins de les mélanger autant à du polar, même si c’est très bien maitrisé ici. J’aurais aimé plus de polar mais de SF et Fantasy.

    Ce fut un bon moment de lecture. Et je lirais avec plaisir d’autres romans de Preston&Child.

    Merci à NetGalley et aux Éditions de l’Archipel de m’avoir permis de lire ce livre.

    À lire sans modération.

    Il sort aujourd’hui.

  • Norabeady

    Norabeady

    Après la mort de ses parents des suites du Choléra, Nora Beady est élevée à Londres par le Dr Horace Croft. Elle apprendra avec lui, l’anatomie et les dissections. Bien qu’elle n’en ait pas le droit, car cela est interdit aux femmes en 1845. À l’arrivée du Dr Daniel Gibbon comme assistant, des découvertes qu’elle fera, Nora sera confrontée à un choix impossible.

    J’ai adoré ce roman. Les personnages, l’histoire dans l’Histoire, Londres, la condition des femmes en 1845, tout était en place pour que je passe un bon moment.

    L’écriture est fluide et les termes médicaux sont utilisés à bon escient. Même quelqu’un ne s’y connaissant pas ne sera pas perdu, ils sont assez vulgarisés pour être compréhensibles par tout le monde. Bien sûr, on y parle de chirurgie donc il y a un peu de sang, mais c’est à peine évoqué. Cela ne choquera pas les plus sensibles.

    Les auteures (j’ai découvert à la fin qu’il s’agissait d’un roman écrit à 4 mains) ont fait beaucoup de recherches sur la vie à Londres au 19e siècle, les traitements médicaux et chirurgicaux, la découverte de l’éther et sa première utilisation « récréative », la condition des femmes jugées trop faibles pour devenir médecin voire chirurgien. Cela donne encore plus de corps et d’intérêt à l’histoire.

    Les personnages principaux, Nora, Horace et Daniel sont très bien décrits, dans leurs forces et leurs faiblesses : Nora qui veut devenir chirurgienne coûte que coûte ; Horace tout en excentricités, mais avec son envie d’aider Nora à devenir ce qu’elle a envie d’être ; Daniel élevé dans une famille aisée avec tous les codes que cela impose.

    Et évidemment, le méchant joue sa partie comme il se doit et gâche la vie de beaucoup de monde.

    Il y a, à priori un second tome et je serais ravie de pouvoir le lire afin de savoir comment cela se passe pour Nora à Bologne.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Hachette Fictions de m’avoir permis de le lire.

    À lire sans modération.

    Il sort aujourd’hui.

  • Commeunpapillon [À vérifier]

    Commeunpapillon [À vérifier]

    J’avais hésité à le lire quand je l’avais vu sur NetGalley. Puis une chronique très intéressante m’a interpellée et je me suis dit : pourquoi pas ? Eh bien je n’aurais pas dû.

    La trame du roman est en raccord avec l’actualité et la mise en avant de toutes les violences faites aux femmes et surtout la culture du viol. L’auteur est un ancien de la Brigade de Recherche et d’Intervention et en poste actuel à la Brigade de Protection des Mineurs. Il connait bien son sujet.

    Mais je me suis perdue dans le nombre impressionnant de personnages. Il aurait plus fallu se focaliser sur Mathieu, sa femme, Manon (la psychologue) et la victime dont on ignore l’identité, mais qui nous permet de comprendre ce que Mathieu imposait aux femmes. Cela m’aurait peut-être permis de plus me projeter et d’avoir de l’empathie pour elles. Car pour lui, il n’y en a aucune, c’est un violeur, il n’y a rien de plus à ajouter.
    Mais les autres personnages secondaires (sa sœur, la compagne de celle-ci, la mère de Mathieu.. ) n’apportent rien et au contraire m’ont perdu plus d’une fois.

    Ce que j’ai bien aimé, c’est cette alternance entre les points de vue successifs concernant cette affaire et la chronologie des faits.

    Par contre, ce qui m’a détourné encore plus du roman, c’est tout ce qui concerne l’hypnose. Je suis hypnothérapeute, je suis là pour aider les personnes qui viennent me voir à aller mieux grâce à l’hypnose. Pas pour l’utiliser à leurs dépens. J’en ai assez de lire des romans où l’hypnose est utilisée pour manipuler les gens ou pour expliquer pourquoi le personnage d’un roman dysfonctionne.

    J’ai encore plus lâché l’histoire à partir de ce moment-là, car j’ai compris où l’auteur voulait nous emmener et je ne peux pas cautionner cela. Et évidemment, la fin était plus que prévisible.

    Merci à NetGalley et aux Éditions de La Martinière de m’avoir permis de lire ce roman.