Sans Soleil de Jean-Christophe Grangé

Un roman de Jean-Christophe Grangé comme j’aime : noir, sanglant et violent.

À ne pas mettre entre toutes les mains, les descriptions des meurtres sont très détaillées, bien sanglantes. D’un autre côté, quand on décide de lire cet auteur, on sait à quoi s’attendre.

Retour dans les années 80. Petite madeleine de Proust, car c’est toute ma jeunesse. Alors si j’ai aimé ce retour dans le passé pour tout ce qui touche à l’univers musical, j’ai beaucoup moins aimé retrouver les débuts du SIDA ainsi que toute la peur et la stigmatisation des homosexuels qui en découlait.

Les descriptions des différents lieux de fête de cette époque sont fidèles à mes souvenirs même si je n’ai jamais vécu à Paris, mais j’en ai tellement entendu parler que j’avais l’impression d’y être déjà allé. La façon dont JC Grangé nous plonge dans le milieu gay avec cette liberté enfin trouvée pour cette communauté est très touchante, explosive et remplie de joie.

Les personnages principaux sont aussi bien travaillés avec les motivations, leurs failles et leurs peurs : le flic solitaire Swift (mais je l’ai moins aimé que les 2 autres) ; Ségur le médecin qui essaie d’aider au mieux ; Heidi, à peine 18 ans, mais tellement brillante et cynique, car elle a vécu tellement de choses difficiles.

L’intrigue est haletante et originale. Cela va à 100 à l’heure. On ne peut s’arrêter de tourner les pages pour savoir ce qui s’est passé, ce qui va encore arriver de pire, peut-être.

Il y a 2 enquêtes dans ce 1er tome et une seule sera vraiment résolue à la fin. C’est un tome 1 plus que réussi.

Le tome 2, lu dans la foulée, m’a plus déçue. Je vous épargne la chronique, car je peux la résumer ainsi : seules les 40 dernières pages sont intéressantes (sur les 390). C’est là que l’on apprend qui est le vrai tueur-dépeceur et quelles sont ses motivations. Le reste n’est que descriptions du Maroc, de l’Afrique Noire et de Haïti. Cela m’a passablement ennuyée, agacée. Je trouve cela dommage, car le 1er tome était excellent.

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