Auteur/autrice : Magali

  • Lesfantomesdeversailles

    Lesfantomesdeversailles

    1673, Paris : on découvre le corps d’une jeune femme, les lèvres cousues au fil de soie. C’est la 1re victime d’une série de meurtres identiques. La Reynie, lieutenant de police, missionne deux enquêteurs, aidés d’Emilio, artiste peintre qui dessine les victimes, pour élucider ces meurtres.

    J’avais vu passé la chronique plus que positive de ce roman chez @mon-univers-du-polar. Celle-ci et le 4e de couverture m’ont donné envie de le lire.

    J’ai globalement bien apprécié ce roman. Tout ce qui tourne autour de l’enquête sur les meurtres si particuliers des jeunes filles est très bien écrit. Les inspecteurs Laruche et Torsac sont très attachants. Emilio, l’aspirant peintre engagé pour faire des esquisses des visages des mortes pour essayer de les identifier est un personnage très intéressant. On a tour à tour envie de le plaindre ou de lui secouer les puces tellement il peut être agaçant par son comportement.

    Nicolas De La Reynie est un personnage, qui doit composer avec les désirs de Louis XIV et de Colbert. Il s’en sort plutôt pas mal avec les deux. Il est aussi en train d’entreprendre une profonde réforme de la police.

    Tout ce qui tourne autour de l’enquête sur les assassinats des jeunes filles et bien menée. J’ai découvert un métier que je ne connaissais pas : Drogmans (ou interprètes).

    Les descriptions du Paris pauvre, sale et en miroir du Paris des bourgeois et de la cour de Versailles sont très complètes sans être trop indigestes.

    Ce que j’ai moins aimé, c’est tout ce qui concerne la toile que doit faire le peintre Mignard de l’ex-favorite, Louise de La Vallière. Cette demande met en émoi Louis XIV et la nouvelle favorite, Mme De Montepsan. J’ai trouvé que cela ralentissait la lecture et n’avait, pour moi, pas grand intérêt, à part le contexte historique. Mais on aurait peut-être pu plus développer les intrigues concernant les jeunes filles et les Drogmans.

    Mais je lirais avec plaisir un autre roman de Jacques Forgeas, surtout si l’on retrouve Laruche et Torsac. #bookstagrameuse #bookstagram #romans #lesfantomesdeversailles @jacques_forgeas

  • [À compléter]

    [À compléter]

    Cela faisait sept ans que Camilla Lackberg n’avait pas écrit de roman, mettant en scène Patrick et Erica et cela me manquait. Les autres romans écrits dans l’intervalle étaient bien, mais Patrick et Erica me manquaient. Ils sont très attachants, mais c’est grâce à eux que j’ai découvert l’auteure.

    C’est donc un plaisir de les retrouver égaux à eux-mêmes : débordés par le travail, la vie de famille tout en essayant d’avoir du temps pour eux.

    On retrouve aussi tous les autres personnages qui les accompagnent depuis si longtemps et qui avancent aussi dans leurs vies.

    Comme toujours, on va suivre en parallèle l’enquête de Patrick sur les meurtres à Fjällbacka et celle d’Erica sur la mort non résolue en 1980 de Lola, transsexuelle à Stockholm, et de sa fille Pytte.

    Lola connaissait tous les membres de l’association Blanche qui s’avèrent être tous les amis proches du couple Bauer.

    Le rythme est prenant avec tous les allers-retours entre maintenant et les années 80. On ne se perd pas, car on sait très bien à quelle époque correspond le chapitre que l’on est en train de lire.

    J’ai retrouvé avec plaisir le style et l’écriture de Camilla et je ne me suis pas ennuyée un instant.

    Même si j’ai rapidement trouvé qui et pourquoi, cela m’a plu de voir comment tout allait se mettre en place pour le bouquet final.

    Je suis contente aussi que l’auteure mette toujours en avant tous les problèmes que recentrent ses héros, car ils sont comme nous, ils ont leurs failles et leurs doutes, mais aussi leur joie de vivre.

    Je suis juste un peu déçue une grosse erreur qui s’est glissée dans le roman concernant une affaire de chantage et une erreur de prénom. Peut-être une erreur de traduction ?

    Cela a été un réel plaisir de lire ce roman.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers @marcvoltenauer @benjaminamiguet @tu_ne_sais_pas_quoi_lire @22_itineraires_polar_europe @lackberg

  • Caauraitpuetreleparadis

    Caauraitpuetreleparadis

    Ce roman a été écrit à 4 mains par Camilla Grebe, vous savez déjà quel point j’aime ce qu’elle écrit, et sa sœur Asa Traff, psychologue spécialisée dans les troubles neuropsychiatriques et l’anxiété. En lisant cela, j’ai eu un peu peur qu’il y ait une stigmatisation ou une mauvaise interprétation des troubles psychiques comme j’ai pu le lire dans un autre roman il y a quelques mois. Ce ne fut pas le cas ici. Tout a été parfaitement maitrisé.

    Nous assistons aux consultations de trois patients de Siri mais plutôt sur la mode de la discussion et pas sur le mode diagnostique. Cela va très bien ainsi. J’ai beaucoup apprécié cette façon de faire.

    C’est un roman assez court (400 pages) comparé aux romans habituels de Camilla Grebe. Et le début est assez lent. Mais il fallait cela pour tout mettre en place et pour faire connaissance avec Siri et son passé, ainsi qu’avec les collègues qui partagent avec elle le cabinet de consultations. Mais cela ne m’a pas gêné.

    Siri est attachante avec ses faiblesses, ses peurs et son envie, bien caché il est vrai, de recommencer à vivre.

    Les descriptions des différents lieux, des meurtres et des personnages tant principaux que secondaires sont parfaites et aident à se plonger encore plus dans ce roman.

    Même si j’ai découvert assez vite pourquoi on s’en prenait à Siri et qui il fallait chercher, j’étais à des milliers de kilomètres de trouver son identité. J’ai été très surprise quand son nom a été révélé.

    Merci et bravo à vous deux pour ce twist final, car c’est tellement rare de me perdre autant que j’apprécie d’autant plus ma lecture.

    J’espère qu’il y aura d’autres romans écrits à 4 mains.

    À lire sans modération.

  • [À compléter]

    [À compléter]

    Attention : COUP DE COEUR

    C’est le 2e roman que je lis de Pascal Engman et c’est, à chaque fois, intense et passionnant. Celui-ci est un véritable coup de cœur. Sa construction est brillante, tout s’imbrique petit à petit même si, au départ, on ne voyait pas où il voulait nous emmener.

    J’ai ce roman dans ma PAL depuis sa sortie en fait. J’ai attendu le challenge 22_itinéraires_polar_europe pour le commencer, sans vraiment regarder le 4e de couverture. Et je l’ai fini deux jours avant la commémoration des 10 ans des attentats du 13/11/2025. Cela a encore plus fait raisonner en moi le thème abordé dans le roman : le terrorisme islamique.

    Dans cet opus, on retrouve Vanessa et Céline, quelques mois après l’attentat fomenté au Stadion de Stockholm par des InCels. Mais aussi Nicolas, garde du corps qui a aidé Vanessa sur cette enquête et qui était parti à Londres avec la famille Karlstöm. Il est enfin de retour à Stockholm.

    Je me suis demandée, au début, ce que venaient faire dans cette histoire Molly Berg, call-girl de luxe et Axel Grystad, informaticien brillant qui ne vit qu’au travers de son fils Simon. Et c’est là le coup de génie de l’auteur. Pour que tout s’emboite ; que l’enquête avance et que la réalité de l’attentat émerge, il fallait que ces deux personnages soient présents dès les premiers chapitres.

    C’est l’ascenseur émotionnel pendant toute la lecture : qui va vivre ? Mourir ? Survivre ? Dans quelles circonstances ? Dès que l’on tourne les pages, que l’on change de chapitre on n’est plus sûr de rien, on s’inquiète. On est tenu en haleine jusqu’à la fin.

    Pascal Engman fait beaucoup de recherches pour documenter de fais réels ces romans. C’est le cas ici avec les références à ce qui s’est passé à Raqqa fin 2017, sur qui sont les veuves et pourquoi elles en sont arrivées à de telles extrémités, même si cela n’excuse en rien de telles actions. Ne vous méprenez pas, je sais bien que nous, occidentaux, ne sommes pas tout blanc dans ces conflits.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #romanspoliciers @marcvoltenauer @benjaminamiguet @22_itineraires_polar_europe @pascalengman @tu_ne_sais_pas_quoi_lire

  • Rienquunebelleperdue

    Rienquunebelleperdue

    Gaspard Cloux, récemment muté à Strasbourg, à sa demande, est chargé d’enquêter sur le meurtre d’un obscur musicien découvert enfermé dans le coffre d’une voiture. L’affaire se révèle très vite complexe et le policier s’oriente vers la piste d’une ancienne actrice de films pornographiques, elle aussi assassinée, d’une valise de drogue et d’un tandem de tueurs sadiques.

    J’ai lu dans la foulée le tome 2 des enquêtes de Gaspard Cloux. Peut-être que j’aurais dû rester sur ma bonne impression du tome 1 et ne pas lire celui-là.

    Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais je le trouve un peu en dessous et je me suis quand même pas mal ennuyée.

    Je ne suis pas fan des romans à la 1re personne. Je les trouve plus calmes, plus lents, bref moins intéressants pour moi. Le premier tome n’était absolument pas écrit de cette façon. Si j’avais pu lire un extrait avant de l’obtenir, clairement, malgré le fait que j’aime beaucoup la plume de l’auteur, je ne l’aurais pas pris.

    Gaspard s’est installé à Strasbourg avec sa fille Estelle pour renouer les liens perdus pendant des années suite au décès de Clara, femme de Gaspard et mère d’Estelle. Gaspard est toujours aussi touchant, on a envie de l’aider, de lui donner des conseils pour apprivoiser sa fille et rétablir les relations entre les deux.

    Mais le reste des personnages est assez plat, sans vraiment de consistance : que ce soit les nouveaux collègues de Gaspard ou Florence, son amour de jeunesse qui réapparait subitement. Je n’ai réussi à m’attacher à aucun.

    Quant à l’enquête, je l’ai trouvée assez plate, sans saveurs. J’avais pour le coup trouvé l’assassin et son mobile. Rien, donc, pour me tenir en haleine et me donner envie de continuer à le lire. Je suis quand même allée au bout en espérant un twist final qui n’est pas venu. Même si Éric Fouassier essaye de nous amener sur une fausse piste, cela ne fonctionne pas.

    Pour moi, une lecture à oublier. Mais un auteur toujours à suivre pour la qualité de ses autres romans.

    Merci à NetGalley, à Éric Fouassier et aux Éditions Livre de Poche de m’avoir permis de lire ce roman.