Le corps d’une femme est découvert dans la banlieue de Stockholm. Apparemment victime de son ex-petit ami jaloux. La commissaire Vanessa Franck se lance dans l’enquête. Mais elle a bientôt l’impression qu’il manque une pièce essentielle au puzzle.
J’ai découvert Pascal Engman à Quai du Polar en avril 2024. Il participait à une table ronde avec d’autres auteurs nordiques. Pendant leurs échanges, il a parlé de son roman et des raisons qui l’avait poussé à l’écrire : ses recherches en tant que journaliste sur les InCels, ces « célibataires involontaires » qui vouent une haine tenace aux femmes qui soi-disant ne leur ont jamais accordé un regard et qui sont responsables de leur célibat. Il a eu sous les yeux certains de leurs propos misogynes et leur désir de se venger des femmes de façon très violente. Son récit est un très bon condensé de tout cela.
Et effectivement, les violences faites aux femmes sont le pilier de cette histoire avec les meurtres, mais aussi les échanges et les propos des InCels concernant les femmes.
Vanessa Franck, chargée de l’enquête, se rend rapidement compte que les coupables qu’on lui apporte sur un plateau ne sont peut-être pas les bons. Et son enquête va la mener vers ces InCels.
Les personnages principaux Vanessa et Nicolas Parades sont très bien décrits dans leurs failles, leurs faiblesses, mais aussi leurs forces.
Les personnages secondaires sont assez nombreux et on pourrait se demander ce qu’ils font là, mais ils sont essentiels à l’enquête et tout prend son sens quand les pièces du puzzle s’emboitent.
J’ai été bluffée par la fin, car je n’avais pas vu venir le 2e coupable.
J’ai été ravie de découvrir la plume de l’auteur, de découvrir ce qu’étaient les InCels (bons pour la psychiatrie mon avis).
À lire sans modération, mais à ne pas mettre entre toutes les mains, car certains chapitres sont très violents, notamment celui sur le viol de Jasmina.

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