Je me réjouissais de lire ce roman. Cette guerre de religion est une période que je connais peu et que je découvre petit à petit au travers de diverses lectures depuis quelques mois. Et cela me passionne. Peut-être est-ce en lien avec tous les événements actuels dans le monde.
Le 4e de couverture était tentant, le petit teasing avec cette phrase « le roman qu’Alexandre Dumas aurait aimé écrire » aussi. Mais finalement, ce fut une grosse déception.
J’ai lu beaucoup de romans d’Alexandre Dumas quand j’étais jeune. Déjà, les romans historiques me passionnaient. Et à aucun moment, je ne me suis ennuyée ni ai eu envie d’arrêter ma lecture. J’ai failli plusieurs fois ici, mais comme c’était pour un partenariat, je suis allée au bout, en survolant le dernier tiers tellement je n’en pouvais plus.
Pourquoi avoir pris le parti d’écrire ce roman comme si nous étions en 1627, avec le phrasé de l’époque ? C’est rébarbatif et indigeste au possible. Il faut relire plusieurs fois les phrases pour être sûr d’avoir bien compris le sens. On peut très bien écrire un roman historique en utilisant un langage plus simple tout en gardant certaines références concernant les métiers ou les lieux. Ce serait plus facile à lire, surtout pour un roman comme celui-ci qui est fort ennuyeux.
Ensuite, je n’ai ressenti aucune empathie ou ni affinité avec les personnages principaux, Nicolas et Tancrède. Ils ne sont pas assez développés et c’est dommage. C’est important de pouvoir éprouver un peu d’émotion, de sympathie pour les héros d’une histoire, surtout avec ce qui leur arrive dans ce livre. J’en ai eu un peu plus pour Anne et Orabiel.
Il y a aussi plusieurs fois des références à des événements où l’on nous dit « cela sera relaté plus tard au lecteur ». Alors oui c’est fait. Mais pourquoi ne pas le faire au moment où c’est dit ? Cela m’a gêné encore plus.
Alors, non je ne pense pas qu’Alexandre Dumas aurait écrit un roman comme celui-là.
Merci à Babelio de m’avoir permis de lire ce roman.

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