Les dernières chroniques

  • H de Bernard Minier

    H de Bernard Minier

    H comme… Hirtman.
    Depuis l’évasion de Julian Hirtman, le plus célèbre des tueurs en série, Martin Servaz n’est pas le seul à enquêter : détectives amateurs sur le net, fan de True Crime, présentateur de talk-shows, écrivain de bestsellers, tout le monde part en chasse. Mais lorsque la traque mortelle se double de disparitions, qui rappellent l’un des plus grands scandales criminels et sexuels des dernières décennies, c’est la terreur qui s’installe.

    Que dire, à part que ce dernier opus des enquêtes de Martin Servaz m’a déçu ? Enfin, dernier, je ne sais pas, mais c’est comme cela qu’il est perçu. Et si vraiment c’est le dernier, je suis encore plus déçue, car pourquoi finir comme cela ?

    À la lecture de ce 4e tome, je m’attendais à retrouver l’atmosphère du 1er (Glacé), avec la traque d’Hirtman vu qu’il s’est de nouveau échappé. Mais en fait, on a droit à une pseudotraque. C’est lent, c’est poussif, rempli de longueurs, de chapitres sans intérêt et qui n’apportent rien : les pages dédiées au roman de l’écrivain Emmanuel Sachs, par exemple. Je n’y ai trouvé aucun intérêt et c’est assez indigeste à lire. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Je n’ai absolument pas aimé non plus tout ce qui tourne autour de Damien Dix. Il est abject et il m’a tout de suite fait penser à une personne du PAF que j’exècre particulièrement. Est-ce que j’ai envie de lire un roman qui me fait penser à lui ? Absolument pas.

    Servaz fait fatigué, dépassé, n’est plus que l’ombre de lui-même. Alors oui, il n’a pas été épargné dans le tome précédent, mais pourquoi le faire devenir si paumé ? Cela ne ressemble en rien au Servaz que l’on connait.

    Et que dire d’Hirtman ? Et de cette chute le concernant ? Cela n’a aucun sens, c’est une déception de plus.

    Bref, c’est poussif, mal construit, pas grand-chose ne tient la route même dans les enquêtes annexes.

    Si vous aimez Servaz et cet univers particulier, je pense que vous serez comme moi assez triste que cela se termine ainsi. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #hirtman #videtapal2026 @rosibouquine @isapatch05

  • Avant que tu ne meures de Camilla Grebe

    Avant que tu ne meures de Camilla Grebe

    J’ai lu ce 3e et dernier tome dans la foulée du précédent, car je voulais savoir où en était Siri dans sa vie. Et j’ai été heureuse de voir que finalement, au début en tout cas, tout allait bien, grâce à Markus et à leur fils Éric. Mais évidemment, cela ne pouvait pas rester ainsi. Siri replonge sans ses névroses et ses questionnements par rapport à Stefan et les vraies raisons de son suicide en trouvant des choses inquiétantes en faisant enfin le tri dans les affaires de celui-ci. De nouveau, sa vie bascule dans une sorte de folie pour essayer de savoir qui était vraiment Stefan.

    Pour cela, Camilla et Asä nous proposent de plonger dans le passé de Stefan et plus précisément en 1988, année de son bac, là où tout a basculé. Les allers-retours entre 1988 et 2010 sont extrêmement bien faits. On sait toujours où l’on est et avec qui. On découvre un Stefan qui n’a rien à voir avec celui qui a partagé la vie de Siri. Mais connait-on vraiment les personnes avec qui l’ont vit ? C’est là toute la question posée par ce tome.

    Les personnages sont toujours bien travaillés, surtout psychologiquement et encore plus, je trouve en ce qui concerne Stefan et ses amis de l’époque.

    Le suspens s’installe petit à petit, au fur et à mesure que l’on navigue entre 1988 et 2010. Je me doutais bien qu’une chose qui s’était produite en 1988 avait eu une répercussion sur Stefan et son suicide en 2005 et sur Siri en 2010. Mais j’étais loin de me douter de ce qui s’était vraiment passé et qui allait complètement perdre la tête.

    Encore bravo à Camilla et Asä pour m’avoir une nouvelle fois bernée.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #avantquetunemeures @camillagrebe @asaerikssontraff

  • Prime time de Maxime Chattam

    Prime time de Maxime Chattam

    Ceux qui me connaissent savent que je suis une fan inconditionnelle de Maxime Chattam depuis la Trilogie du Mal. J’ai tout lu. À part Autre-Monde et Le signal car ce sont des genres qui ne me plaisent pas. J’attends donc toujours avec impatience la sortie de ses romans. Il me les faut tout de suite.

    Je me suis donc précipitée dès sa sortie, mais j’ai attendu plusieurs mois avant de le lire. Peut-être que je sentais que cette lecture ne serait pas comme les autres. Et je suis au regret de dire que je me suis profondément ennuyée en lisant ce roman, ce qui ne m’était encore jamais arrivé avec un Chattam.

    L’histoire, la tension et le suspens sont bien là. On a envie de savoir comment cette prise d’otages va se finir tout en sachant qu’il y a peu de chances que cela se finisse bien. On est jusqu’au bout dans l’attente des véritables motivations de Kratos, le preneur d’otages. Concernant la fin et l’épilogue, grâce à plusieurs pistes évoquées tout au long du récit, j’étais quasi sûre du dénouement. Il me manquait juste l’organisation de tout cela.

    Mais ce qui a plombé ma lecture, ce sont toutes ces descriptions sur le GIGN, son organisation, les différents groupes et comment ils fonctionnent. Et il en va de même avec la SR (section de recherche). Il y a aussi une foule de descriptions sur le fonctionnement de l’identité judiciaire, les recherches d’ADN et j’en passe. Je suis d’accord pour qu’il y ait des informations sur ces groupes et leurs façons de travailler, mais cela aurait été mieux, je pense, en annexe pour laisser la possibilité aux lecteurs de décider s’ils veulent les lire ou pas.

    J’ai sauté un nombre non négligeable de paragraphes tellement je trouvais cela long et peu intéressant et n’apportant rien à l’histoire.

    Je ne suis pas non plus convaincue par le rôle de négociatrice tenu par une civile, même si elle appuyée par un vrai négociateur.

    Je suis tellement déçue par ce roman. Je vais vite l’oublier et attendre le prochain avec impatience.

  • Les princes de la nuit de Jacques Forgeas

    Les princes de la nuit de Jacques Forgeas

    Septembre 1677. Des « sorcières » violées, retrouvées crucifiées la tête en bas. Des médecins, pendus eux aussi la tête en bas. Chargés de l’enquête par le Commissaire Delamare, bras-droit du Lieutenant-Général La Reynie, les inspecteurs Laruche et Torsac pénètrent l’univers secret et inquiétant des devineresses et autres guérisseuses. Mais qui se cache derrière ces assassinats ?

    C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé les inspecteurs Laruche et Torsac. J’avais beaucoup aimé leurs forces et leurs failles dans le 1er tome et j’ai eu de nouveau plaisir à retrouver cela dans cet opus. Avec un peu plus d’introspection et de questionnement sur leurs vies et sur ce qui se passe à Paris dans les beaux et moins beaux quartiers de Paris. J’ai bien apprécié l’évolution de ces deux personnages. La Reynie et Colbert restent égaux à eux-mêmes, mais vu que ce sont des personnages historiques, on ne peut pas y changer grand-chose.

    L’enquête est passionnante, car elle met en parallèle les sorcières blanches, considérées comme guérisseuses et plutôt tournées vers le bien, aux autres sorcières, qui, elles, préfèrent le mal et les sacrifices d’enfant. On y trouve aussi un groupe de médecins qui se posent des questions sur l’âme et qui, de fait, s’attirent les foudres de l’Église. Enfin, plutôt, des « psychopates » de l’Église. Tout tourne bien évidemment aussi autour de ce que sont prêts à faire certain(e)s pour garder puissance et beauté à la cour du Roi Soleil.

    Les descriptions sont toujours aussi bien dosées et nous permettent de visualiser le Paris des riches et des pauvres. C’est subtilement fait et ne prend pas le pas sur l’histoire.

    Mais j’ai trouvé la dernière partie assez longue, avec beaucoup de répétitions. À partir du moment où l’on sait ce qui s’est passé, comment et pourquoi, ça tourne un peu en rond et cela a un peu gâché ma lecture.

    Mais comme pour le 1er tome, ce fut un bon moment de lecture et j’espère déjà le 3e tome.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #romanshistoriques #lesprincesdelanuit #lesfantomesdeversailles @rosibouquine @isapatch05

  • Pistes noires de Viveca Sten

    Pistes noires de Viveca Sten

    C’est toujours un plaisir de lire un roman de Viveca Sten et aussi de retrouver Hanna et Daniel. Avec ce 4e tome, nous continuons à découvrir un peu Äre et sa région, mais aussi à suivre l’évolution personnelle d’Hanna, Daniel et Anton. Hanna continue à filer le parfait amour avec Henry rencontré lors de sa dernière enquête même si elle a encore des sentiments pour Daniel ; Daniel, gère du mieux qu’il peut sa séparation avec Ida et la garde partagée de leur fille Alice ; Anton ne veut toujours pas que son entourage personnel et professionnel sache qu’il est homosexuel et qu’il vit une belle relation avec Carl depuis neuf mois. Tout cet aspect psychologique est très bien développé par l’auteure et permet d’être proche des trois personnages principaux.

    Les autres personnages, ou plutôt suspects potentiels, Willie, Portus et Amir sont aussi très bien décrits. On a envie d’en « baffer » certains au vu de leurs comportements. Il y a aussi Olivia, qui a peur, car elle suspecte tous ses amis tour à tour d’avoir tué Fanny. Cela augmente la tension au fur et à mesure de la lecture.

    Les paysages sont toujours aussi bien décrits et grandioses. Ils font partie de l’histoire. Ils augmentent aussi l’intensité du récit.

    Je commence, au bout du 4e tome de cette série et de la lecture d’autres romans de Viveca Sten, à comprendre son mode de fonctionnement. Je sais que souvent, l’assassin n’est pas là où on devrait l’attendre. Cela a été le cas ici. Mais, même en sachant cela, je me suis fait avoir par la fin, car mon suspect n’était pas le bon, une fois encore.

    Merci encore, Viveca Sten, de me surprendre et de me perdre encore. Je me régale toujours autant.

    À lire sans modération. #bookstagrameuse #bookstagram #thrillers #pistesnoires #vivecasten @vivecasten @rosibouquine @isapatch05