Catégorie : Historique

  • Coeurssaignants

    Coeurssaignants

    Ce roman m’intéressait, car il parle d’une période de l’histoire de France que je connais en fait très peu, même si j’en ai entendu parler quand j’étais lycéenne : la Guerre de Vendée. J’en connais les grandes lignes, mais c’est à peu près tout. J’ai donc tout de suite accepté de le lire quand on me l’a proposé.

    Mais mon enthousiasme s’est vite tari. Je dois reconnaitre l’immense travail de recherche fait par l’auteur concernant cette période. Cela a sûrement dû lui demander beaucoup de temps et d’énergie et je ne peux que le féliciter pour cela. Mais justement, et vous allez sûrement trouvé cela bizarre, il y a trop de références à certaines réunions des Montagnards, avec des chapitres entiers sur l’une d’elles ; il y a aussi des pages et des pages sur les prières faites par le camp royaliste avant chaque bataille ; ainsi que d’autres sur les divers courriers échangés par les deux camps. Cela alourdit considérablement la lecture. J’ai sauté un nombre considérable de chapitres pour arriver à la fin de cette lecture. Peut-être aurait-il fallu y faire référence dans le récit et mettre tout le reste dans une partie annexe à la fin.

    Il y a aussi beaucoup, mais vraiment beaucoup trop de personnages. Entre les grandes figures de l’Histoire des deux parties en guerre et les personnages fictifs, j’ai été plusieurs fois perdue, surtout avec les personnages fictifs. À un moment, je ne savais plus dans quel camp j’étais. Pour vraiment suivre, il aurait fallu que je me fasse un tableau ou un organigramme. Les seuls que j’arrivais à bien distinguer étaient le traitre (il en faut toujours un) et le couple Margot/Hilaire. Pour les autres, je devais parfois revenir en arrière pour savoir si j’étais chez les Royalistes ou les Républicains.

    C’est un 1er tome très long et très dense. J’espère que le 2e sera moins dense et donc plus agréable à lire.

    Merci à l’auteur Olivier Granaud et aux Éditions Plublishroom Factory de m’avoir permis de lire ce roman.

  • Lessecretsduphénix [À vérifier]

    Lessecretsduphénix [À vérifier]

    Me voici de retour de vacances avec cet excellent roman.

    Ce roman est une excellente surprise. En lisant le 4e de couverture, je ne savais pas trop à quoi m’attendre : roman historique ? Roman policier ? Un mélange des deux ? C’est en fait un mélange des deux. Et c’est très bien écrit.

    Une fois passée l’envie de mettre des baffes à Bertrand de l’Escaille, à cause de son comportement totalement égocentrique, et dès que l’enquête commence réellement, ce roman est un véritable page-turner. Le rythme est soutenu avec de nombreux rebondissements, des complots de tous les côtés et surtout une fin qui appelle une suite, car on ne peut vraiment pas en rester là.

    Bertrand prend plus de corps au fur et à mesure qu’il enquête, qu’il voit ses certitudes s’envoler et qu’il découvre une vérité qu’il n’était pas prêt à entendre. Il devient plus altruiste, plus humain, moins centré sur lui-même.

    Shang-Ti est déconcertant avec ses deux cultures qui l’ont façonnées et son passé dans les Triades. C’est un acolyte parfait.

    L’Histoire est aussi bien présente avec les recherches sur l’épidémie de choléra de 1884, sur les Triades et sur les bas-fonds de Paris. C’est dosé avec soin, pour éviter de lasser avec trop de descriptions, la lectrice exigeante que je suis.

    Tous les rebondissements sont savamment dosés, tout au long du roman pour ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe à la toute fin. Les méchants sont bien tordus et je n’avais vraiment pas vu venir le dernier méchant de la bande.

    C’est un premier roman particulièrement bien réussi. Je serais ravie de lire la suite s’il y en a une ou de lire un autre livre de cet auteur.

    Merci à Fabrice Mairlot de m’avoir proposé de lire ce roman.

  • Lebureaudesaffairesoccultes [À vérifier]

    Lebureaudesaffairesoccultes [À vérifier]

    Vendée, mai 1832 : deux cadavres sont retrouvés. Ont-ils été victimes d’une terrifiante malédiction des Thugs venus d’Inde ? Ou parce qu’ils étaient partisans de la Duchesse de Berry, en lutte contre Louis-Philippe pour le trône de France ? C’est ce que l’inspecteur Valentin Verne est chargé de découvrir.

    C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé les deux héros de cette saga d’Éric Fouassier. Valentin doit partir, sous couverture, en Vendée pour résoudre des meurtres assez bizarres, mais sans rien dire à son équipe et à Aglaé, sa fiancée.

    Aglaé de son côté va se retrouver à enquêter sur un meurtre et un vol commis à priori par le fiancé de sa meilleure amie.

    On suit en parallèle les 2 enquêtes. Cela m’a un peu déstabilisé, car depuis le 1er tome, ils sont toujours ensemble pour enquêter. Les séparer me semblait incongru. Mais finalement, cela était très intéressant de les voir évoluer l’un sans l’autre. Bien que je préférerais les voir mener l’enquête ensemble la prochaine fois.

    Comme toujours avec l’auteur, le cadre historique est bien posé. On sent d’intenses recherches derrière. Surtout sur la période post-napoléonienne.

    Valentin se retrouve mêlé, bien malgré lui, à la révolte de monarchistes en Vendée, sous couvert de son enquête sur les meurtres de notable du coin pendant qu’Aglaé essaie par tous les moyens de prouver l’innocence du fiancé de son amie, aidée pour cela par Vidoq.

    Bien que j’aie bien aimé ce 4e tome, j’ai quand même été un peu déçue, car j’ai rapidement trouvé les coupables. Il ne me semble pas que c’était le cas des autres livres. C’était très clair pour l’enquête d’Aglaé, un peu moins sur celle de Valentin, car il me manquait la motivation des coupables. En soi, la fin de cette partie m’a surpris.

    Il m’a aussi manqué un peu de ce côté fantastique habituel dans cette série de romans d’Éric Fouassier.

    Mais ce fut quand même un bon moment de lecture.

    À lire sans modération.